Le film québécois Au revoir le bonheur, du réalisateur Ken Scott, a été bien accueilli par le public français jeudi soir au Festival de l’Alpe d’Huez, où il était présenté en compétition officielle.

Publié le 21 janvier
Stéphanie Morin
Stéphanie Morin La Presse

« On a eu un bel accueil, avec une ovation à la fin de la projection », a dit Ken Scott, joint par La Presse dans les minutes qui ont suivi la présentation du film. « On est vraiment contents. » Outre Ken Scott, le distributeur Christian Larouche et les acteurs François Arnaud, Louis Morissette et Antoine Bertrand sont du voyage.

« Il existe beaucoup de festivals de cinéma, mais il y en a très peu qui célèbrent la comédie », raconte Ken Scott.

PHOTO JULIA BRECHLER, FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Ken Scott, réalisateur

C’est vraiment un beau festival, qui se tient dans un lieu magnifique, au milieu des pistes de ski. Il y a ici une ambiance très décontractée. Tous les gens de l’industrie se déplacent pour venir. On peut se retrouver ensemble pour échanger, travailler.

Ken Scott

Les membres de l’industrie comme les spectateurs ont aussi rendu hommage à l’acteur Gaspard Ulliel, mort mercredi à la suite d’un accident de ski. « Ç’a été un choc pour nous tous de voir un homme mourir à 37 ans d’un accident tellement bête. On perd un acteur de grand talent. Sa vie a été soulignée de belle façon lors de l’hommage présenté mercredi soir. C’était très touchant. »

Retour après 10 ans

Après La grande séduction et Starbuck, Au revoir le bonheur est le troisième film du réalisateur québécois présenté dans ce festival, qui célèbre cette année ses 25 ans d’existence. « J’étais venu ici il y a 10 ans exactement avec Starbuck et je m’aperçois que le festival a pris de l’importance. Aujourd’hui, un film présenté en compétition officielle, qui reçoit le sceau Alpe d’Huez, attire l’attention en France. Ça veut dire quelque chose ; il n’y a que 10 films sélectionnés dans la compétition officielle. Ça ne peut qu’être bon pour la vie du film. »

Malgré l’ombre de la COVID-19, qui « a rendu le festival moins festif », l’équipe d’Au revoir le bonheur trouvait essentiel de faire le déplacement en France.

« On a eu la malchance de sortir notre film au Québec en décembre, trois jours avant la fermeture des cinémas. Pour nous, c’est une façon de garder le film vivant dans la tête des gens. Dès que ce sera possible, on va ressortir le film dans les salles du Québec, c’est certain. »

En attendant, le réalisateur et sa bande resteront dans la célèbre station hivernale jusqu’à la fin du festival pour revenir au Québec au début de la semaine prochaine.