Un homme solitaire et bourru quitte l’Écosse et se rend à San Francisco afin d’obtenir des soins médicaux. En emménageant chez son fils, avec qui il ne s’est jamais bien entendu, il découvre un nouvel aspect de la vie grâce à son petit-fils, encore bébé.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Cités aux Oscars en 2015 dans la catégorie du meilleur court métrage grâce à Aya, Oded Binnun et Mihal Brezis proposent un premier long métrage en portant à l’écran le roman de José Luis Sampedro, Le sourire étrusque.

The Etruscan Smile, le film, a été révélé sur le circuit des festivals il y a deux ans (il a notamment obtenu un grand prix spécial du jury au Festival des films du monde de Montréal) et a finalement été acheté par un distributeur américain. La nouvelle popularité de Brian Cox, vedette de la série Succession, y est sans doute pour quelque chose.

The Etruscan Smile (c’est le nom d’une sculpture) s’appuie d’ailleurs beaucoup sur la présence des comédiens, particulièrement Brian Cox, pour s’élever à une hauteur respectable. Le récit repose en effet sur la confrontation entre un homme bourru qui compte finir ses jours dans son patelin des îles Hébrides, en Écosse, et le fils de ce dernier, installé aux États-Unis depuis longtemps. Les circonstances font en sorte que le vieil homme doit se rendre à San Francisco, chez ce fils avec qui il ne s’est jamais bien entendu.

IMAGE FOURNIE PAR LE CINÉMA DU PARC

The Etruscan Smile

Baignant parfois dans un sentimentalisme surfait, souligné par une partition musicale sirupeuse, le récit emprunte un arc dramatique archi-prévisible en jouant sur trois tableaux : la relation père-fils, la maladie et les maladresses découlant de la méconnaissance des codes d’une ville étrangère. Même si l’émotion est souvent téléguidée, l’ensemble se révèle attachant.

The Etruscan Smile est offert à la location sur la plateforme du Cinéma du Parc.

> Consultez le site du Cinéma du Parc

★★★

The Etruscan Smile. Drame d’Oded Binnun et Mihal Brezis. Avec Brian Cox, Rosanna Arquette, Thora Birch. 1 h 47.