Regina Fuller, une femme riche, hautaine et aigrie, planifie de vendre la ville dans laquelle elle a grandi sans égard aux conséquences que cela aura sur ses habitants. Sa rencontre avec un ange lui fera changer d’avis.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

Peut-être sommes-nous aussi « Grinch » que le personnage de Regina, qui veut vendre le petit centre-ville de Fullerville, un village à échelle humaine du Kansas.

C’est avec les meilleures intentions (de candeur et de magie de Noël) du monde que nous avons visionné Dolly Parton’s Christmas on the Square. Surtout que le film musical offert sur Netflix met en vedette deux têtes d’affiche chouchoutes et improbables : Dolly Parton et Christine Baranski (Diane Lockhart dans The Good Wife et The Good Fight).

Le film s’ouvre avec Dolly Parton qui incarne une sorte d’ange bienveillant. Elle chante, mais son visage est gelé et engourdi (et ce n’est pas parce qu’il fait froid).

La place publique de Fullerville a un décor de faux hiver hollywoodien. L’ambiance ? De type Broadway. Les gens chantent et parlent de façon très expressive. Certains dansent avec des chaussures à claquettes. Le film commence à peine que nous le mettons sur pause pour voir la durée. Résultat : 100 minutes. Ce sera long, craint-on.

Christine Baranski interprète donc Regina, l’héritière du gentil magnat immobilier qui veillait sur le village, mais qui vient de mourir. À l’inverse de son père, Regina a un cœur de pierre. Elle veut évincer les commerçants en échange d’un « gros chèque » juste avant Noël. Même son amie d’enfance, qui est propriétaire du salon de coiffure. Même son ancien amoureux de jeunesse, qui est toujours propriétaire du magasin général. Sans compter le pasteur et sa femme, qui veulent tant avoir un enfant.

« Les choses doivent changer », plaide Regina, qui prône le progrès plutôt que le réconfort. Retrouvera-t-elle son cœur d’hometown girl ? On vous laisse deviner.

Chose certaine, c’est Dolly Parton qui fait opérer la magie de Noël dans le film qui porte son nom. Notamment avec ses chansons originales (dont une intitulée Angels in America). (Saviez-vous que la star country a financé une partie du développement du vaccin de Moderna contre la COVID-19 ? Elle veille assurément sur nous…)

Aux deux tiers du film, le scénario prend une tournure inattendue qui permet aux téléspectateurs (qui ignorent ce qu’est le cynisme) de rester en haleine jusqu’à la fin. Vous l’aurez deviné, il faut considérer Dolly Parton’s Christmas on the Square comme un film familial, de type Hallmark, voire comme un dessin animé.

Vous voilà avertis.

IMAGE FOURNIE PAR NETFLIX

Affiche du film Dolly Parton’s Christmas on the Square

Dolly Parton’s Christmas on the Square
Film musical réalisé et chorégraphié par Debbie Allen
Avec Dolly Parton, Christine Baranski, Jenifer Lewis et Treat Willliams
98 minutes
Sur Netflix