Capitaine d’une gendarmerie plantée dans une petite localité où il ne se passe jamais rien, Pierre Perdrix voit sa vie — et celle de sa famille — bouleversée par l’arrivée d’une inconnue qui va à la fois semer le désir et le désordre.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

Ça commence avec Fanny Ardant, filmée de dos dans un studio de radio aux lumières tamisées. Répondant aux appels des auditeurs, elle partage avec eux de sa voix feutrée ses réflexions sur l’amour et les sentiments. À partir de ce point de départ, le spectateur aura vite l’occasion — on ne dira pas comment — de découvrir la tonalité d’un film singulier, qui distille un humour aussi discret que décalé, en frôlant même parfois l’absurde.

Les Perdrix forment une drôle de famille. Thérèse (Fanny Ardant), la mère, ne s’est jamais remise de la mort de son mari, survenue des années plus tôt. Julien (Nicolas Maury) est un biologiste spécialisé dans les vers de terre, peu attentif aux besoins de sa fille préadolescente, qu’il élève seul. Et puis, il y a Pierre (Swann Arlaud), capitaine d’une gendarmerie où il ne se passe jamais rien, sinon les actions de naturistes révolutionnaires.

Tous ces gens seront touchés d’une façon ou d’une autre par l’arrivée inopinée de Juliette (excellente Maud Wyler), tornade qui ne veut s’attacher à rien ni à personne, mais dont le passage laissera des traces chez tous les membres de cette famille. Qui, soit dit en passant, habitent tous sous le même toit.

IMAGE FOURNIE PAR FUN FILM

Perdrix, d’Erwan Le Duc

Ce faisant, Erwan Le Duc, qui signe ici son premier long métrage, propose une comédie romantique d’un ton différent, qui se distingue par son écriture très fine. Perdrix n’a rien d’un film spectaculaire, mais il témoigne d’une vraie vision de cinéaste.

★★★

Perdrix. Comédie romantique d’Erwan Le Duc. Avec Swann Arlaud, Maud Wyler, Fanny Ardant. 1 h 39.

En salle dès ce vendredi.

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