En 1964 en Grande-Bretagne, le réalisateur Paul Almond rencontre 14 enfants de 7 ans, de divers milieux socio-économiques, pour parler de leur vie et de leurs rêves. Sept années plus tard, Michael Apted retourne voir ce qu’ils sont devenus, puis répète l’exercice tous les sept ans avec un nouveau documentaire.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

Dans la dernière édition, les enfants ont 63 ans. Ils regardent le chemin parcouru, parfois avec contentement, parfois avec regret. Il n’est pas nécessaire d’avoir vu les documentaires précédents pour apprécier 63 Up : le réalisateur revient sur le parcours de chaque personne, depuis l’enfance et au fil des grands évènements de la vie. 

L’exercice est fascinant, mais parfois un peu long. Certains destins sont plus intéressants que d’autres : il y a des revirements spectaculaires, il y a des situations crève-cœur, mais il y a aussi de petites vies tranquilles. Beaucoup de rêves ne se sont pas réalisés, ce qui confère une certaine nostalgie à l’ensemble.

À l’origine, le documentaire 7 Up se voulait une critique du système de classes sociales en Grande-Bretagne qui, selon les concepteurs du projet, devait orienter le destin de chacun.

PHOTO TIRÉE DE IMDB

Affiche de 63 Up

Avec le temps, la série de documentaires est davantage devenue une aventure humaine, qui amène le spectateur à réfléchir sur sa propre vie, ses propres espoirs et ses propres regrets.

Le spectateur peut se réconforter en constatant à l’écran que le bonheur n’a rien à voir avec l’argent ou la classe sociale.

En anglais uniquement.

★★★½

63 Up, un documentaire de Michael Apted. 144 minutes.

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