Depuis la semaine dernière, la résidence située au 546, rue Labarre à Hébertville, est le principal lieu de tournage du deuxième long métrage du réalisateur et scénariste Sébastien Pilote, Le démantèlement.

Publié le 27 sept. 2012
Isabelle Tremblay LE QUOTIDIEN

Après avoir livré Le vendeur qui a été tourné principalement à Dolbeau-Mistassini, Sébastien Pilote a abouti à Hébertville par un pur hasard. Le printemps dernier, après avoir su que son financement était complété, il s'est promené à plusieurs endroits, au Québec, afin de repérer le lieu pour y réaliser son film.

Au moment où il passait par Hébertville, il a alors découvert une vieille maison non habitée qui était en rénovation. «Je l'ai prise en photo et j'ai ensuite contacté les propriétaires pour prendre une entente avec eux. Notre équipe de décor a reconstitué la demeure aux fins du tournage. Cette maison est un personnage en soi. C'est une entité et un lieu physique fort», précise Sébastien Pilote. La grande partie des scènes seront d'ailleurs tournées à l'intérieur de la résidence ainsi que dans la bergerie située sur le même terrain. Le démantèlement met en vedette Gabriel Arcand qui incarne Gaby Gagnon, propriétaire d'une ferme d'élevage d'agneaux, La Ferme Gagnon et Fils.

L'acteur ne se doutait pas qu'il incarnerait un tel personnage un jour, mais il se dit enchanté de le faire. Il a obtenu le rôle au terme d'un long processus et à la suite de plusieurs échanges survenus entre lui et le réalisateur. «Il n'y a aucune similitude entre ma personne et Gaby Gagnon. J'ai dû avoir beaucoup de soutien de la part de différents éleveurs du Lac-Saint-Jean afin d'être confortable avec ce rôle. Je travaille très fort. Les journées commencent à 5 heures du matin et elles se poursuivent jusqu'à 20 heures. Sébastien est un jeune réalisateur très intéressant», confie Gabriel Arcand.

Ambiance

Sur le plateau, une cinquantaine de personnes sont à l'oeuvre. L'ambiance est calme et détendue, mais le travail se fait avec beaucoup de rigueur et de sérieux. Tout est calculé et c'est le silence absolu. Le son doit être ajusté à la perfection, la luminosité doit être à point. Tous ces éléments doivent être réunis pour que l'équipe soit en mesure d'atteindre une qualité de tournage optimale. «Comme je le dis souvent, c'est une course de fond que je compare à un marathon. On donne tout ce qu'on a, du matin au soir, et on recommence dès le lendemain matin», ajoute Sébastien.

Pour sa part, la comédienne Lucie Laurier incarne le rôle de Marie Gagnon, la fille de Gaby. Cette dernière, qui demeure dans une grande ville est aux prises avec d'importants problèmes financiers. Pour l'aider, son père vend tout ce qu'il a, sa maison, son troupeau et sa terre pour ensuite déménager dans un petit appartement dans la petite ville d'à côté.

La comédienne n'avait pas tourné au Québec depuis cinq ans. Elle a lu le scénario et est tombée sous le charme. «Je voyais déjà le film dans ma tête. C'est une très belle histoire de vie, simple avec beaucoup de profondeur. J'ai la chance de travailler avec une équipe de production que je connaissais en grande partie. Tout le monde a le souci de faire de ce film, une réussite», souligne Lucie Laurier. Le long métrage mettra aussi en vedette Gilles Renaud, Johanne-Marie Tremblay, Sophie Desmarais et Dominique Leduc.

Le tournage se poursuivra jusqu'au 26 octobre prochain. Des scènes seront tournées dans d'autres municipalités de la région, dont à Normandin, Saint-Coeur-de-Marie, Alma, Jonquière, Kénogami, Arvida et La Baie. Un budget de près de 3 millions $ est consacré à la production.