(Cannes) Le Grand prix de la Semaine de la Critique, dédiée aux jeunes talents, a été attribué mercredi à Cannes au Colombien Andrès Ramirez Pulido pour La Jauria (La meute), sur le cercle vicieux de la violence dans ce pays d’Amérique du Sud.

Publié le 25 mai
Agence France-Presse

La Jauria dépeint le quotidien de jeunes délinquants et criminels à qui un éducateur, Alvaro, tente de donner une seconde chance via une thérapie de groupe dans une maison abandonnée au cœur de la forêt tropicale.

Dans l’atmosphère moite et asphyxiante de la forêt colombienne, la « rééducation » des jeunes ressemble plus à un emprisonnement qu’à une sortie vers l’avenir.

Andrès Ramirez Pulido, 32 ans, a déjà vu ses deux courts métrages sélectionnés et primés dans plusieurs festivals internationaux.

« J’ai voulu me reposer beaucoup sur l’image, dans le langage cinématographique, pour montrer la violence », a-t-il expliqué à l’AFP lors d’une entrevue à Cannes.

Dans tous ses films, le réalisateur interroge la figure du père : son absence ou sa présence nocive, dont les personnages souffrent en permanence.

Par ailleurs, le prix de la « French Touch » a été décerné à Aftersun, de la Britannique Charlotte Wells, sur la relation entre une fille et son père.

Le prix de la vedette montante de la Fondation Louis Roederer a été attribué à Zelda Samson, jeune héroïne de Dalva, de la Française Emmanuelle Nicot. À 12 ans, Alva est enlevée brusquement à son père, qui la tient sous son emprise depuis toujours.

Enfin, le prix découverte Leitz Ciné du court métrage a été attribué à Ice Merchants du Portugais Joao Gonzalez, un film sans dialogue.