Une décision de dernière minute de Netflix de réduire de 400 à 250 le nombre de copies du long métrage La main de Dieu (È stata la mano di Dio) de Paolo Sorrentino suscite la colère de nombreux exploitants de salle de catégorie « Art et essai » qui se voient soudainement privés d’importants revenus anticipés.

Publié le 26 nov. 2021
André Duchesne
André Duchesne La Presse

Le film de Sorrentino (La grande bellezza, Youth), qui est le représentant de l’Italie dans la course à l’Oscar du meilleur film international, a pris l’affiche dans 250 salles avec l’aide du distributeur local Lucky Red. Cette sortie précède de trois semaines l’arrivée du film en streaming sur la plateforme de Netflix. Soudainement privés de la copie qu’ils attendaient, plusieurs petits exploitants ont exprimé leur colère.

Selon Variety, un dirigeant de Lucky Red, Andrea Occhipinti, a déclaré aux médias qu’une telle entente sur 400 copies du film n’a jamais existé. « Nous n’avons jamais signé un tel accord, indique Andrea Occhipinti. Une sortie à 250 copies n’est pas une petite sortie. »

Mettant en vedette Fillippo Scotti, Toni Servillo et Teresa Saponangelo, La main de Dieu est un récit autobiographique poignant dans lequel le réalisateur raconte avoir eu la vie sauve à la suite d’une fuite de monoxyde de carbone parce qu’il était allé voir un match de football. Ses parents sont morts dans cet accident.

Le film a remporté le Lion d’argent à la Mostra de Venise en septembre. Il doit sortir dans quelques cinémas le 3 décembre au Québec pour ensuite être diffusé sur Netflix le 15 décembre.