(Cannes) Le Napoléon d’Abel Gance, chef-d’œuvre du cinéma muet de plus de sept heures que la Cinémathèque française restaure depuis douze ans, devrait ressortir en salles en 2023, avec un enregistrement musical confié à différents orchestres prestigieux.

Agence France-Presse

La restauration des images de ce film inclassable dont les bobines ont été éparpillées dans le monde au fil des décennies, pilotée par le spécialiste Georges Mourier, touchait ces dernières semaines à sa fin.

Lors du Festival de Cannes, la Cinémathèque a annoncé qu’une partition musicale originale, assemblant des pièces du répertoire, avec des parties chantées, allait être enregistrée par l’Orchestre national de France, l’orchestre philharmonique et le chœur et la maîtrise de Radio France, « lors de plusieurs cinés-concerts ».

Le film pourra ensuite, en 2023, être présenté « au public dans sa splendeur originelle », souligne la cinémathèque, distribué par le groupe Pathé en salles et sur France Télévisions au cours de plusieurs soirées spéciales.

Pièce majeure et inclassable du patrimoine cinématographique, Napoléon est vénéré par nombre de cinéphiles et cinéastes, au premier rang desquels Francis Ford Coppola.

Relatant la jeunesse de Napoléon, jusqu’aux débuts de la campagne d’Italie, le film, projeté pour la première fois en 1927, dans une version de sept heures, est porté par un souffle épique, truffé d’innovations visuelles et narratives (dont une fameuse fin en triptyque, sur trois écrans en simultané).

Le film a fait l’objet de plusieurs restaurations au cours des décennies, mais celles de la Cinémathèque se veut la plus exhaustive et fidèle à l’œuvre d’origine.