Les grandes claques, film d’Annie St-Pierre dont la carrière s’est amorcée en janvier au festival Sundance, a remporté vendredi soir la Coupe du court MELS, récompense la plus prestigieuse du gala Prends ça court ! dont la 17édition a été célébrée en ligne.

André Duchesne
André Duchesne La Presse

Le court métrage d’Annie St-Pierre repart avec deux autres récompenses, à savoir le prix Martin-Dubreuil de la meilleure interprétation masculine remis à Steve Laplante et le prix KO24 de la meilleure comédie.

Soulignons au passage que le prix Martin-Dubreuil de la meilleure interprétation féminine est allé à Joanie Martel pour son rôle dans Lune, de Zoé Pelchat.

Mettant en vedette Lilou Roy-Lanouette, Steve Laplante et Larissa Corriveau, Les grandes claques nous ramène à la veille de Noël 1983. Denis, un père de famille engoncé dans sa solitude, vient chercher ses enfants chez son ex-belle-famille où se trouvent son ancienne conjointe et le nouveau copain de celle-ci. Invité à entrer, il ne pense qu’à une chose : partir. Témoin de cette situation embarrassante, sa fille Julie, 7 ans, prendra les choses en main.

Rappelons qu’après son passage à Sundance, le film a remporté deux prix au festival South by Southwest à Austin, au Texas.

De nombreux autres courts métrages québécois se sont distingués au cours du gala émaillé de 64 prix. C’est le cas du film Le danger en face d’Alexis Chartrand, qui est reparti de la soirée avec cinq prix. Sorti à Slamdance, ce film hors norme et teinté d’un joyeux délire nous plonge dans l’esprit tourmenté d’un barbier (Bruno Marcil) s’imaginant que le client (Guillaume Cyr) attablé au restaurant de l’autre côté de la rue veut s’en prendre à sa vie.

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Une scène du court métrage Le danger en face

Y’a pas d’heure pour les femmes, film documentaire de Sarra El Abed campé dans un salon de coiffure de Tunis à la veille de l’élection présidentielle, a aussi remporté cinq prix. Depuis sa sortie aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) en novembre 2020, ce film connaît un très beau parcours en festival avec des présences à Slamdance, Clermont-Ferrand, actuellement aux Hot Docs et d’autres.

Comme une comète d’Ariane Louis-Seize repart de la soirée avec quatre prix. Ce film s’intéresse à l’histoire de Chloé, une adolescente taciturne qui éprouve une grande attirance pour le nouveau copain de sa mère. Idem pour Scars d’Alex Anna, documentaire en prise de vue réelle et animation alimenté par les cicatrices sur le corps de la réalisatrice.

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Une scène du film Y’a pas d’heure pour les femmes

Les nouveaux cinéastes n’ont pas été oubliés dans la soirée. Ainsi, les prix Roméo – Bourses de la relève ont été remis à Love-moi de Romane Garant-Chartrand (meilleur documentaire) et L’abat d’Olivier Côté (meilleure fiction).

Cette liste n’est pas exhaustive. D’autres courts métrages québécois ont remporté un ou plusieurs prix. De nombreuses mentions honorables, non répertoriées ici, ont aussi été remises dans les diverses catégories.

La détermination des gagnants a été faite à la suite de la délibération d’un jury de 12 personnes, à savoir les comédiens et comédiennes Jade Charbonneau, Laurence Latreille, Vincent Leclerc, Sara Montpetit, Alice Pascual et Karl Walcott, les réalisateurs Yan England, François Jaros et Joël Vaudreuil, l’autrice Florence Lafond, le producteur Frédérick Quintal ainsi qu’Émilie Moreault, directrice pour le Québec du festival Off-Courts de Trouville, en France.

Enfin, signalons que l’organisme Prends ça court ! de Danny Lennon continue à multiplier les interventions pour faire voir les courts métrages québécois, que ce soit avec la sélection Québec Gold sur les vols d’Air Canada, en salle avant des longs métrages, sur des plateformes web telle unis.tv, etc.