Hugo Latulippe, le tandem Carmen Garcia et German Guttierez, Ayana O’Shun et Julien Élie font partie des réalisatrices et réalisateurs dont les projets seront soutenus par la SODEC. L’appui concerne la production de moyens ou longs métrages documentaires.

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

La liste des sujets, très variée, comporte des propositions intrigantes. Ainsi, dans Après la paix, Carmen Garcia et German Gutteriez donnent la parole aux guérilleros des FARC, qu’ils ont filmés sur une période de quatre ans. Ils cherchent à comprendre comment ces gens — dont une grande proportion de femmes, d’autochtones et d’Afro-Colombiens — en sont venus à prendre les armes.

Beyond Bollywood, de Rahila Bootwala, s’intéressera à une révolution en cours dans les coulisses de la plus grande industrie cinématographie au monde : Bollywood. Ces dernières années, des films réalisés par des femmes bousculent les habitudes et le machisme habituel des films indiens, ce qui nourrit le mouvement d’émancipation des femmes.

Hugo Latulippe s’intéresse quant à lui au projet de création piloté par les metteuses en scène Véronique et Gabrielle Côté dans un film intitulé Je me soulève. Julien Élie raconte l’exploitation des matières premières par les entreprises privées au Mexique, au détriment des collectivités et de l’environnement.

Des films de Iolande Cadrin-Rossignol (sur la santé des océans), Ayana O’Shun (sur les stéréotypes associés aux femmes noires) et de Karen Cho (sur les quartiers chinois nord-américains) font aussi partie des projets soutenus par la SODEC. Big Fight in Little Chinatown sera notamment teinté de la crise de la COVID-19 qui a affecté de manière particulière les quartiers chinois et menacerait la survie de certains d’entre eux.