Avec la persistance de la pandémie, les organisateurs de la 23e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ont décidé de se réinventer en regroupant les films présentés cette année en huit sections thématiques. De plus, ils ont éliminé la traditionnelle présentation des films dits d’ouverture et de clôture.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Comme plusieurs autres, le festival sera plus long que de coutume, soit du 12 novembre au 2 décembre. Les thématiques seront présentées à raison de trois la première semaine, trois la deuxième semaine et deux la troisième semaine. Les films demeurent aussi inscrits dans des sections compétitives et plusieurs prix seront attribués.

Les thématiques suggérées s’intitulent « Confronter l’histoire », « Explorer la nature », « Trouver ses communautés » (monde politique, réinsertion sociale, etc.), « Réfléchir la dystopie » (sur l’étrangeté du monde), « Devenir soi-même », « Contester le pouvoir », « Repenser l’intimité » (rapports familiaux, amours soins de santé) et « Survivre à la violence ».

En tout, les cinéphiles pourront voir 109 films de 45 pays et dont 52 % sont signés par des femmes. Plusieurs cinéastes invités sont déjà connus pour leurs œuvres tels Frederick Wiseman, dont le nouvel opus City Hall est consacré au maire de Boston Marty Walsh, un passionné de justice sociale.

Du côté des Québécois, deux cinéastes, François Delisle et Danic Champoux, s’intéressent aux Centres hospitaliers de soins de longue durée avec les films CHSLD et CHSLD, mon amour.

À noter aussi que le très beau documentaire Prière pour une mitaine perdue de Jean-François Lesage, présenté à Hot Docs en mai dernier, est aussi de la programmation. Dans ce film captivant, le cinéaste braque sa caméra sur des gens se présentant au comptoir des objets perdus dans le métro de Montréal. Par la suite, plusieurs se confient à la caméra sur des sujets plus intimes et associés au thème de la perte.

La cinéaste et actrice métisse et algonquine Michelle Latimer proposera de son côté le film L’indien malcommode. Adaptation d’un ouvrage de Thomas King, le film s’emploie à déconstruire les récits portant sur la colonisation des peuples autochtones en Amérique du Nord.

Quant à la Montréalaise Mira Burt-Wintoncik, elle signe le documentaire Wintopia dans lequel elle propose un portrait de son père décédé, le célèbre documentariste Peter Wintonick, lauréat, en 2006, du prix du Gouverneur général en arts visuels et arts médiatiques.

Comme le festival sera en ligne, il sera disponible dans tout le Québec.

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