Si le Festival de Cannes devait ne pas avoir lieu en raison des mesures de prévention contre le COVID-19, ses assureurs ne couvriraient pas les 20 millions d’euros de pertes que cela engendrerait.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

D’après Variety, le festival n’a pas souhaité se souscrire à l’option de rachat proposée en cas de progression de l’épidémie. Cette option aurait coûté 6 % du prix total de l’assurance de l’événement.

Alors que de nombreux festivals et autres événements culturels sont reportés ou annulés à travers le monde, on ne sait pas encore si le prestigieux Festival de Cannes, prévu du 12 au 23 mai, tiendra bon.

En France, les autorités gouvernementales ont interdit les rassemblements de plus de 1000 personnes jusqu’à nouvel ordre, afin de freiner la propagation du virus.

Le 73e festival, qui doit être présidé par Spike Lee, a demandé un investissement de plus de 20 millions d’euros (dont la moitié provient de fonds publics), toujours selon Variety.

Interviewée par 20 minutes, une porte-parole du Festival de Cannes a affirmé que l’organisation s’arrangerait pour s’adapter à la législation en fermant certaines salles de projection ou bien même le balcon du Grand auditorium.