Cinq ans après L’amour au temps de la guerre civile, Rodrigue Jean (Full Blast, Hommes à louer) propose L’acrobate, un drame intimiste puissant qui évoque dans sa manière L’inconnu du lac.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

À l’instar d’Alain Guiraudie, le cinéaste acadien ponctue en effet son récit de scènes sexuelles explicites, histoire d’évoquer frontalement tous les aspects d’une relation à la fois complémentaire et toxique, qui consume deux étrangers après une rencontre fortuite.

L’un est un professionnel d’âge moyen tiré à quatre épingles (remarquable Sébastien Ricard), l’autre est un acrobate russe forcé au repos après une chute de trapèze (Yury Paulau, dont la présence à l’écran est très forte).

En prenant pour cadre la nouvelle architecture de Montréal, Rodrigue Jean signe un film à la fois troublant et hypnotique.

Au cinéma du Parc, aujourd’hui à 18 h 30.