L'un des moments forts du film Lincoln survient lorsque le Congrès américain passe au vote pour reléguer l'esclavage aux oubliettes. On connaît tous le résultat, mais la scène réussit à dépeindre l'urgence de ce moment historique.

Nicolas Bérubé LA PRESSE

Joe Courtney, représentant démocrate du Connecticut au Congrès, a vu le film récemment. Il a bien aimé, jusqu'à la scène du vote.

Dans le film, deux représentants du Connecticut votent «nay». Courtney est resté bouche bée. Son État, s'est-il dit, a aboli l'esclavage en 1848, près de 20 ans avant la scène du vote. Comment ses représentants ont-ils pu voter non?

Une vérification lui a montré qu'il avait raison: les quatre représentants du Connecticut ont voté pour l'abolition de l'esclavage en 1865.

M. Courtney a écrit à Steven Spielberg la semaine dernière pour lui faire part de cette erreur et lui demander de corriger la scène pour la version DVD du film.

Il a reçu une réponse cinglante du scénariste Tony Kushner, qui admet avoir modifié les faits afin de donner plus de mordant à la scène. «J'espère que personne ne sera choqué d'apprendre que nous avons aussi inventé des dialogues, imaginé des rencontres et inventé des personnages», écrit-il.

M. Courtney a fait sa sortie au moment où les membres de l'Académie commençaient à remplir leur précieux bulletin de vote, ce qui aurait piqué Spielberg et son équipe. Le politicien a dit ne pas chercher à influencer les Oscars. Il n'a vu le film qu'au début du mois de février, car il n'avait pas eu le temps avant.

Dans un entretien au Washington Post, M. Courtney s'est moqué de la controverse.

«Je ne me mêlerai plus des politiques internes de Hollywood, a-t-il dit. Je vais rester dans mon propre panier de crabes à Washington.»

Les 560 morts de Tarantino

Avez-vous trouvé Django Unchained trop violent? Soixante-quatre personnes y meurent à l'écran. Ce n'est rien comparativement à Inglourious Basterds, où 396 malheureux passaient l'arme à gauche. Un petit malin chez Vanity Fair a décidé de compter les morts de Tarantino cette semaine. Dans les huit films du réalisateur, 560 personnes meurent à l'écran. Étonnamment, ce ne sont pas les films les plus dérangeants qui sont les plus violents: Reservoir Dogs ne compte «que» 11 morts, contre 62 pour Kill Bill: Volume 1. Pulp Fiction? Sept morts. Les âmes sensibles peuvent se rabattre sur Jackie Brown, où quatre personnes trépassent. Dans le numéro en kiosque, le magazine retrace également la petite histoire du tournage de Pulp Fiction, il y a 20 ans.

Hollywood en 5 Gazouillis

@oliviawilde: «Kate Moss a dit: "Aucun mets n'est aussi délicieux que le sentiment d'être mince." Hein? C'est parce que tu habites en Angleterre!»

@ParisHilton: «"À la fin, ce qu'on regrette le plus, ce sont les risques qu'on n'a jamais pris."» - Frasier Krane»

@MichelleTrachtenberg: «"Dans mon livre à moi, si vous voulez l'arc-en-ciel, vous devez d'abord subir la pluie." - Dolly Parton»

@rainnwilson: «La Californie devrait changer son nom pour la Kardashia.»

@KimKardashian: «Bonjour, le Mississippi!!!!»