« Ma parole, mais c’est qu’il fait froid ce matin ! » Imaginez lâcher une telle exclamation en prenant place à bord de votre voiture et que, automatiquement, celle-ci hausse la température de l’habitacle sur-le-champ, sans autre intervention de votre part. Si vous croyez rêver, c’est peut-être un rêve prémonitoire…

Alain McKenna
Alain McKenna Collaboration spéciale

C’est du moins l’avenir envisagé par Nuance Communications, une entreprise américaine spécialisée dans les interfaces vocales numériques, comme celles qui décrochent le téléphone quand on appelle chez certaines grandes multinationales, comme FedEx. Son interface vocale, d’ailleurs partiellement créée à Montréal, n’en est toutefois qu’à ses débuts automobiles, assure Nils Lenke, directeur principal de l’innovation pour Nuance (les activités automobiles du groupe ont récemment été essaimées dans une société appelée Cerence).

Plus tôt cet automne, M. Lenke a présenté une version futuriste de son assistant vocal pour l’auto, capable de réagir aux commandes sans qu’on l’interpelle d’abord. « À terme, cet assistant numérique est appelé à devenir le point de contact le plus important du véhicule pour l’utilisateur. Il pourra fournir des données vitales à propos de la voiture, de son environnement, ou plus, à partir de l’internet, afin d’accélérer la prise de décision et de rendre la conduite plus sûre et plus confortable », dit-il. Avec un peu de chance, peut-être pourra-t-il même automatiser la commande d’un café au service au volant le plus près de chez vous…