Dans La cible était française, de Lee Child, on retrouve son héros favori, Jack Reacher, ex-major de la police militaire que Ken Follett a déjà qualifié de «nouveau James Bond».

Norbert Sphener LA PRESSE

Sorte de chevalier errant des temps modernes, il parcourt les États-Unis de long en large avec pour seuls bagages de l'argent comptant, une carte de crédit et une brosse à dents.

Cette fois, il devra traverser l'Atlantique, car les services secrets sont en émoi: un inconnu vient de tirer sur le président de la République française. Le sniper a touché l'écran de protection avec un tir d'une portée de 1300 mètres.

Seuls quatre hommes sont capables d'un tel exploit. Parmi eux, John Kott, un Américain que Jack Reacher a fait mettre en prison 15 ans plus tôt. Libéré depuis peu, il a disparu dans la nature et il revient à Reacher de le retrouver.

Poursuites haletantes, bagarres épiques et fusillades à gogo, le lecteur n'a pas le temps de souffler dans ce thriller au suspense constant qui met en scène un Reacher plus bagarreur et débrouillard que jamais.

Et tant pis pour la vraisemblance, puisqu'on s'amuse ferme dans cette histoire menée tambour battant.

* * * 1/2

La cible était française. Lee Child. Calmann-Lévy. 364 pages.