Après Les enfants de cendres (Michel Lafon, 2011), La fille au tatouage, de Kristina Ohlsson, est le deuxième volet des enquêtes de Fredrika Bergman, brillante analyste recrutée par une unité spéciale de la brigade criminelle de Stockholm dirigée par le commissaire Alex Recht.

Publié le 14 juin 2013
Norbert Spehner, collaboration spéciale LA PRESSE

Malgré ses difficultés d'intégration (elle est la seule «civile» de l'équipe), la jalousie de quelques collègues et une grossesse difficile, elle hérite d'une nouvelle affaire: un pasteur et sa femme ont été retrouvés morts. Ils se seraient suicidés en apprenant la mort par surdose de leur fille aînée.

Mais rien n'est moins sûr... La piste mène à une sordide affaire de viol survenue 15 ans plus tôt, puis à deux soeurs, filles du couple décédé, aux activités pour le moins louches.

En parallèle, on suit les tribulations kafkaïennes d'une jeune femme en mission en Thaïlande qui est victime d'un complot monstreux. Il reviendra à Fredrika de démêler les fils de cet écheveau d'une rare complexité.

La fille au tatouage est un bon roman de procédure policière qui équilibre parfaitement l'intrigue criminelle et la vie personnelle des personnages.

***1/2

La fille au tatouage. Kristina Ohlsson. Michel Lafon, 398 pages.