Couronné par le prix Alfaguara en 2011, ce roman du Colombien Juan Gabriel Vasquez vient tout juste d'être traduit.

Andrée LeBel LA PRESSE

Il nous plonge dans les années 80-90, au moment où le puissant cartel de Medellin fait régner la terreur en Colombie.

Antonio Yammara, professeur de droit à Bogota, est blessé lorsque des hommes masqués assassinent froidement son compagnon de billard, le mystérieux Ricardo Laverde.

Incapable de reprendre une vie normale, il essaie de comprendre qui était Laverde, ex-pilote d'avion qui a purgé une peine de 20 ans de prison, et pourquoi il est mort.

Avec Maya, la fille de Laverde, qui a peu connu son père, il revisite l'histoire du narcoterrorisme, se souvient de Pablo Escobar, de l'écrasement d'avion dans lequel la femme de Laverde a perdu la vie, etc.

Au fil des rebondissements, on comprend un peu mieux les séquelles que cette violence sanglante et cette peur maladive ont laissées chez toute une génération de Colombiens.

Né en 1973, Vasquez est l'une des figures dominantes de la nouvelle littérature sud-américaine, et ce roman bien ficelé lui vaudra sans doute d'autres honneurs.

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Le bruit des choses qui tombent. Juan Gabriel Vasquez. Traduit par Isabelle Gugnon. Seuil, 295 pages.