L'ancien président américain Bill Clinton se dit «préoccupé» par l'avenir de son pays, qui peine à sortir de la crise.

Alexandre Sirois LA PRESSE

Son plus récent essai, offert en français moins de six mois après sa parution aux États-Unis, comporte 46 propositions pour relancer l'économie de notre voisin du Sud.

Mais c'est aussi - et c'est ce qui fait par-dessus tout son intérêt - une lettre ouverte aux «idéologues anti-étatistes» qui, selon lui, rament dans la mauvaise direction.

Ceux qui considèrent que le pays «se porterait mieux en adoptant une philosophie fondée sur l'idée que l'individu est seul au monde et non sur celle que nous sommes tous dans le même bateau».

Bill Clinton, sur un ton didactique, explique à ces adeptes d'une «idéologie radicale qui s'avance sous des traits conservateurs» le rôle crucial que l'État peut et doit jouer dans la vie des citoyens.

Cette leçon faite aux Américains qui ont des atomes crochus avec le Tea Party et les républicains purs et durs peut sembler superflue de notre côté de la frontière, alors que l'État-providence est loin d'être aussi menacé qu'en sol américain.

Elle aide toutefois à saisir ce qui s'annonce comme l'un des enjeux principaux de la campagne présidentielle entre Barack Obama et Mitt Romney.

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Bill Clinton. Remettons-nous au travail. Éditions Odile Jacob. 256 pages.