Le commissaire Brunetti, le personnage fétiche de Donna Leon, n’aime pas qu’on lui rappelle que son beau-père est l’un des hommes les plus riches de Venise. Il a toujours réussi à garder une saine distance entre son travail de policier et sa richissime et influente belle-famille.

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Jusqu’au jour où le comte lui demande d’enquêter sur Gonzalo, un de ses bons amis qui s’apprête à léguer toute sa fortune à un jeune homme qu’il souhaite adopter. Donna Leon insiste souvent, dans ses romans, sur le fait que Venise est une ville de secrets et de rumeurs. Cette enquête de Brunetti le confirme une fois de plus, car le commissaire découvre à propos de Gonzalo une vie complexe que même ses plus proches amis ignoraient.

Dans ce roman, on entre dans la vie des très riches Vénitiens et on découvre ce qui se passe de pas toujours glorieux dans leur opulent palazzo. Ce n’est pas l’enquête la plus palpitante de Brunetti, mais ces temps-ci, on prend tout ce qui peut nous aider à nous évader quelques heures. Et puis, on ne lit pas Donna Leon pour la complexité de ses enquêtes, mais bien pour voyager un peu dans les rues de Venise, entrer dans les cafés préférés de Brunetti où il sirote un espresso ou un verre de vin avec ses collègues. On lit Donna Leon pour les répliques spirituelles de Paola, la femme de Brunetti, et pour ses repas tous plus appétissants les uns que les autres. Bref, lire un roman de Donna Leon, c’est retrouver une atmosphère, des personnages et des lieux qu’on aime. Et ça fonctionne chaque fois.

★★★

Quand un fils nous est donné, Donna Leon, Traduit de l’anglais par Gabriella Zimmermann, Calmann-Lévy, 324 pages.