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Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Boréal lance une collection de nature writing

  • Les étés de l’ourse, de Muriel Wylie Blanchet

    PHOTO FOURNIE PAR LA MAISON D’ÉDITION

    Les étés de l’ourse, de Muriel Wylie Blanchet

  • Le bois dont je me chauffe, de François Landry

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    Le bois dont je me chauffe, de François Landry

  • Waswanipi, de Jean-Yves Soucy

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    Waswanipi, de Jean-Yves Soucy

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C’est Louis Hamelin qui dirige cette nouvelle collection, L’œil américain, consacrée au nature writing, un genre littéraire qui nous vient des États-Unis et qu’on pourrait décrire comme un récit autobiographique qui se déroule dans la nature (pensez par exemple à Walden ou la vie dans les bois, de Henry David Thoreau, ou à Wild, de Cheryl Strayed). Boréal donne le coup d’envoi avec trois titres : Le bois dont je me chauffe, de François Landry, Waswanipi, de Jean-Yves Soucy, et Les étés de l’ourse, de Muriel Wylie Blanchet. Cette Montréalaise d’origine installée dans l’île de Vancouver est un personnage fascinant. Veuve à l’âge de 35 ans, elle partait à l’aventure tous les étés avec ses cinq enfants – et le chien ! – à bord d’un bateau-moteur. Durant 15 ans, au début du XXe siècle, la petite famille a exploré les côtes de la Colombie-Britannique, parfois au risque de sa sécurité. Mme Blanchet raconte ses expéditions hors du commun dans Curve of Time, le seul livre qu’elle ait publié, et qui est aujourd’hui considéré comme un classique de la littérature canadienne-anglaise. Louis Hamelin en signe la traduction. On se demande ce qu’attendent les cinéastes pour adapter ce texte qui met en scène une femme hors du commun qui n’avait décidément pas froid aux yeux.

Le Trillium pour Paul Ruban

PHOTO FOURNIE PAR TAMARA LÉGER

Paul Ruban est le lauréat du Prix littéraire Trillium 2020 pour son recueil de nouvelles Crevaison en corbillard.

C’est Paul Ruban qui a remporté le Prix littéraire Trillium 2020 en langue française pour son recueil de nouvelles Crevaison en corbillard, publié chez Flammarion Québec. Ce prix – le plus prestigieux en Ontario – est accompagné d’une bourse de 20 000 $. Les nouvelles de l’auteur franco-ontarien, dont c’était la première publication, se distinguent par leur humour noir et leur ton ironique. Elles avaient d’ailleurs capté l’attention de notre collègue Laila Maalouf en novembre dernier.

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La bourse Charles-Gagnon à Étienne Beaulieu

PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE

La bourse Charles-Gagnon a été attribuée à l’écrivain Étienne Beaulieu.

L’essayiste Étienne Beaulieu, qui dirige également les éditions Nota bene et qui est responsable de la programmation des Correspondances d’Eastman (malheureusement annulées cette année), s’est vu attribuer la semaine dernière la bourse Charles-Gagnon. Dotée d’un montant de 3000 $ offert par la Fondation Lire pour réussir, cette bourse permettra à M. Beaulieu de terminer son projet d’essai littéraire Terre et mémoire emmêlées, décrit comme une « archéologie de l’imaginaire du territoire au Québec ». Étienne Beaulieu enseigne également la littérature au cégep de Drummondville.

Le printemps des revues littéraires

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Les revues Zinc et XYZ

La jalousie, c’est le thème qu’a choisi la revue Zinc pour son 50e numéro. Un thème riche, inspiré au départ par la relation passionnelle entre Rimbaud et Verlaine, et qui a stimulé la créativité de plusieurs auteurs et autrices chouchous des Québécois : Stéphanie Boulay, Rose-Aimée Automne T. Morin et Paul Kawczak sont de ceux qui ont pris la plume pour ce numéro. La revue nous fait aussi découvrir l’œuvre de l’artiste vancouvéroise Rebecca Chaperon qui se prête au jeu de l’entrevue. Il est également question de jalousie dans le numéro 142 la revue XYZ, intitulé Fleurs bleues. Gaëtan Brulotte, Anaïs Gachet, Lyne Richard, Anne Genest et Daniel Gagnon signent des textes dans cette édition qui propose une nouvelle rubrique qui réjouira les amateurs de nouvelles : « De bref en bref » se spécialisera dans les comptes rendus. Dans ce numéro, on parle entre autres des recueils de Suzanne Jacob, Hugues Corriveau, Louis-Philippe Hébert et Daniel Marchildon.