Une autre victime de l’écrivain français pédophile Gabriel Matzneff a brisé le silence dans le New York Times.

Émilie Côté Émilie Côté
La Presse

Francesca Gee est Parisienne. Elle avait 15 ans quand elle a entamé une relation « traumatisante » avec Matzneff qui a duré trois ans.

Vingt avant la publication du livre Le Consentement de Vanessa Springora, Francesca Gee a écrit un livre sur son calvaire, mais aucun éditeur n’a voulu le publier.

De nombreuses années après sa relation avec Matzneff, Francesca Gee marchait dans les rues de Paris avec une amie quand elle a vu son visage sur la page couverture du roman Ivre du vin perdu.

Dans son livre publié en 1981, Matzneff y a intégré des lettres que la jeune femme lui avait écrites. « Pendant des décennies, malgré ses protestations répétées, M.  Matzneff s’est servi de la correspondance de Mme Gee pour justifier la pédophilie et ce qu’il affirmait être de merveilleuses histoires d’amour avec des adolescentes », peut-on lire dans l’article signé Norimitsu Onishi.

> Consultez l’article du New York Times

Mme Gee est maintenant âgée de 62 ans. C’est elle qui a contacté le New York Times.

Matzneff avait une emprise sur l’adolescente à un point tel qu’il a assuré son transfert dans un lycée près de chez lui.

Pendant leur relation, l’écrivain a demandé à Francesca Gee de lui rédiger des centaines de lettres à connotation amoureuse et sexuelle. « Il n’a cessé de se servir de moi pour justifier l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents », écrit-elle dans un manuscrit qu’elle n’a jamais publié.