Pour la première fois depuis la création de Juste pour rire en 1982, le public québécois est invité à participer à la conception d'un numéro d'humour du gala Première animé par Éric Salvail à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, les 12 et 13 juillet.

Éric Clément LA PRESSE

Les personnes intéressées doivent écrire une opinion drôle, une blague ou un commentaire drôle sur le thème de la politique, sans dépasser 140 caractères, et l'envoyer avant le 22 juin par courriel à tv@hahaha.com, par Twitter à l'adresse d'Éric Salvail (#JPRSalvail) ou sur le site Facebook de Juste pour rire (facebook.com/justepourrire).

Joint aux États-Unis où il est allé se reposer quelques jours et assister au spectacle de Céline Dion à Las Vegas, Éric Salvail explique que les meilleures suggestions seront retenues.

«Je voulais absolument qu'on utilise les réseaux sociaux dans mon gala, dit-il. C'est moderne. Beaucoup de gens sont sur Facebook ou utilisent Twitter et je voulais faire participer les gens qui les fréquentent.»

C'est lors de la soirée des récentes élections fédérales qu'il s'est rendu compte que les réseaux sociaux prenaient de l'importance. «Avec ma manette de télé dans une main et mon ordinateur sur les genoux, c'est incroyable comme j'ai eu du plaisir, dit-il. Les commentaires que je lisais sur Twitter étaient tellement drôles! J'ai ri, j'ai ri, ça n'a aucun sens. C'est là que j'ai vu que les gens sont capables de faire rire avec du punch en seulement 140 caractères. Pourtant, ce n'est pas évident.»

Sécurisant, le public

Comme Éric Salvail a une relation privilégiée avec le public, il souhaitait l'élargir en l'impliquant directement dans le contenu de son gala. Un pari osé qu'il est heureux de faire.

«Le public me sécurise, dit-il. Il est réconfortant pour moi. On va prendre les meilleures blagues. Il pourrait y avoir 50 personnes citées dans ce numéro, tout dépendra de ce qu'on va recevoir.»

Il n'y a pas beaucoup d'humour à saveur politique dans son gala, d'où l'idée de choisir ce thème. «Ça prenait un numéro politique, donc c'est le public qui l'écrira, dit-il. Si les gens sont d'accord, on diffusera leur avatar ou leur signature Twitter. On pourra aussi en faire monter sur scène. On verra. On va s'en parler sur Twitter!»