Le ministre du Patrimoine canadien Steven Guilbeault a annoncé mardi de quelle manière seront distribués les 181,8 millions qui ont été alloués l’automne dernier aux arts de la scène et de la musique en 2021-22, particulièrement pour faire face aux effets de la COVID-19.

Josée Lapointe Josée Lapointe
La Presse

« Cette année, un trop grand nombre de travailleurs de la culture canadiens se sont vus privés de leur emploi, de leur passion et de la stabilité dont ils ont besoin pour créer et interagir avec le public », a déclaré Steven Guilbeault dans un communiqué.

« Par ce financement, nous leur disons que leur gouvernement comprend l’ampleur de leurs difficultés passées et actuelles, ajoute le ministre. Nous agissons dans l’intérêt des artistes et des travailleurs de la culture canadiens, et nous continuerons à travailler avec eux pour remédier aux pertes d’emploi dans le secteur et stimuler la créativité, le talent et les récits canadiens pour les années à venir. »

Le Conseil des arts du Canada recevra à lui seul 116,5 millions, soit 50,5 millions permettant aux artistes de « créer ou adapter une œuvre à l’intention d’un public virtuel », et d’un nouveau financement de 66 millions servant à « stimuler la recherche, la création et la production d’œuvres nouvelles ».

« C’est surtout durant ces périodes difficiles que les artistes et les travailleurs de la culture, dont les réalisations et les créations nous réconfortent et nous inspirent, ont le plus besoin du soutien de notre gouvernement, estime le président du Conseil des arts, Simon Brault. Nous avons l’honneur de recevoir 116,5 millions de dollars pour soutenir le rétablissement et la viabilité du secteur des arts en offrant aux bénéficiaires admissibles la possibilité de faire financièrement face à cette longue période de restrictions provoquées par la pandémie. »

Patrimoine Canada recevra de son côté un nouveau fond de 40 millions pour les évènements « COVID sécuritaires », axé sur les emplois et visant à stimuler les contrats à court terme, en s’assurant que 50 % du budget de chaque production soit consacré aux honoraires des travailleurs du milieu culturel.

Un autre 25 millions servira à prolonger des ressources déjà existantes.