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Équilibre précaire entre la main-d'oeuvre et les besoins

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AbbVie compte plus de 250 employés à Montréal et a dans son pipeline 20 molécules qu'elle pourrait sortir au Canada d'ici 2022.

Photo fournie par AbbVie

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

Dans plusieurs secteurs d'activité, la pénurie de main-d'oeuvre frappe au Québec. En sciences de la vie, comme il y a eu plusieurs fermetures successives de laboratoires de recherche de grandes sociétés pharmaceutiques à Montréal il y a quelques années, la situation est actuellement plutôt équilibrée. Mais des efforts se font pour s'assurer que la main-d'oeuvre sera présente afin de répondre aux besoins de croissance et de relève dans les prochaines années.

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AbbVie compte plus de 250 employés à Montréal et a dans son pipeline 20 molécules qu'elle pourrait sortir au Canada d'ici 2022.

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Frank Béraud, président-directeur général de Montréal InVivo, la grappe des sciences de la vie et des technologies de la santé du Grand Montréal

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

AbbVie, qui a plus de 250 employés à Montréal, a dans son pipeline 20 molécules qu'elle pourrait sortir au Canada d'ici 2022 dans ses créneaux principaux : l'oncologie, la virologie, les neurosciences et l'immunologie.

« C'est énorme, et nous aurons besoin d'embaucher beaucoup de gens pour les études cliniques, comme des infirmières, des pharmaciens et des spécialistes de l'immunologie, en plus de gens notamment en commercialisation », affirme Eileen Murphy, directrice des communications chez AbbVie.

Pour y arriver, l'entreprise est très active sur les médias sociaux, accueille des stagiaires et a participé récemment à un salon de l'emploi pour les étudiants organisé par Montréal InVivo et Montréal International, une initiative qui se tiendra dorénavant deux fois par année.

LE DÉFI DE LA RELÈVE

« Nous ne sommes pas en pénurie de main-d'oeuvre à court terme, mais la relève commence à être difficile à trouver et on pourrait se heurter à un mur si nous ne sommes pas proactifs pour nous assurer qu'il y a suffisamment de gens qui entrent dans le pipeline de formation. »

- Frank Béraud, président-directeur général de Montréal InVivo, la grappe des sciences de la vie et des technologies de la santé du Grand Montréal

Puisqu'il faut s'y prendre tôt pour intéresser les jeunes aux sciences de la vie, différentes initiatives ont déjà été mises en place pour les élèves du secondaire, comme la plateforme éducative créée par Génome Québec vouée notamment aux enseignants.

Pour le moment, le secteur semble être en mesure d'attirer suffisamment de jeunes. À l'Université de Montréal (UdeM), Michelle Savoie, professeure au baccalauréat en sciences biopharmaceutiques et au diplôme d'études supérieures spécialisées en développement du médicament, constate que la relève est au rendez-vous.

« Le nombre d'admissions est stable dans ces programmes qui incluent des stages en entreprise, précise-t-elle. Le taux de placement est très bon. »

Afin de favoriser la création d'entreprises, Montréal InVivo vient aussi de créer, avec la faculté de pharmacie de l'UdeM et l'École de gestion John-Molson de l'Université Concordia, un programme de développement de l'entrepreneuriat en sciences de la vie.

DIAGNOSTIC DES BESOINS

Pour avoir une meilleure idée des besoins de main-d'oeuvre pour les cinq prochaines années, Montréal InVivo réalise actuellement une étude qui sera publiée au début de 2019. On regarde les besoins en fonction du nombre de postes à pourvoir, des programmes choisis par les étudiants et des besoins sur le terrain.

« Il semble y avoir une adéquation, mais c'est plus difficile pour certains postes, précise Frank Béraud. Comme ceux en technologies de l'information (TI) appliquées à la santé puisqu'il y a une pénurie de main-d'oeuvre dans l'ensemble du pays pour les professionnels en TI qui peuvent travailler dans les différentes industries. Les entreprises des sciences de la vie arrivent à pourvoir ces postes, mais il y a une surenchère. »




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