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Le programme MACH, d'un océan à l'autre

Carmine Zanni (à gauche), conseiller à la chaîne... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Carmine Zanni (à gauche), conseiller à la chaîne d'approvisionnement, et Normand Voyer, président-directeur général à Sous-traitance industrielle Québec.

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Didier Bert

Collaboration spéciale

La Presse

La grappe aérospatiale du Québec, Aéro Montréal, s'apprête à étendre son initiative MACH à l'ensemble du Canada. La confirmation est attendue à l'occasion du dépôt du budget du gouvernement fédéral, le printemps prochain.

Il s'agit d'une étape supplémentaire vers la reconnaissance de ce programme comme un standard de l'industrie. MACH vise à optimiser la chaîne d'approvisionnement entre les sous-traitants et les grands donneurs d'ordres du secteur.

Un financement d'au moins 45 millions de dollars permettrait de proposer MACH à l'Ontario, aux provinces atlantiques et dans l'ouest du Canada, explique Suzanne Benoît, PDG d'Aéro Montréal.

En effet, l'organisme attend des fonds publics proportionnels à ceux reçus au Québec, où le programme bénéficie d'un financement de 15 millions (60% de fonds publics).

En 2012, l'ancien ministre conservateur David Emerson avait recommandé l'extension de certaines initiatives québécoises, dont MACH, au reste du Canada.

Ce programme d'Aéro Montréal jumelle des PME et des grands acteurs, comme Bombardier Aéronautique, Pratt&Whitney, CAE et Héroux-Devtek. Son objectif est d'améliorer la performance des fournisseurs pour les aider à se faire une meilleure place dans la chaîne d'approvisionnement.

Les entreprises sont évaluées sur leur maîtrise de 15 processus d'affaires, avant de mettre en oeuvre un plan d'action en collaboration avec leur parrain.

Au Québec, 40 PME ont déjà bénéficié du programme d'amélioration depuis la première cohorte en 2011. Deux autres cohortes se sont succédé depuis, mais la quatrième est retardée afin de pouvoir intégrer les PME du reste du Canada dès l'été prochain, précise Mme Benoît.

L'octroi d'un financement fédéral permettrait aussi d'enrichir le chapitre québécois de MACH. Le nombre de PME participantes pourrait atteindre 100, au lieu de l'objectif de 80 visé jusqu'à présent. Et «avec du financement additionnel, les entreprises pourraient réaliser davantage de projets d'amélioration», dit Suzanne Benoît.

Déjà en Belgique

Ce ne serait pas la première fois que MACH est utilisé hors du Québec.

Plus tôt cette année, un financement du gouvernement wallon a permis à Sous-traitance industrielle Québec (STIQ) de réaliser le premier cycle d'audits de quatre PME membres de Skywin, le pôle compétitivité aérospatial de la région francophone de Wallonie.

Il s'agit des entreprises Mockel (mécanique de précision), JD'C Innovation (assemblage de matériaux composites), Capaul (mécanique de précision) et Sobelcomp (matériaux composites).

Elles travaillent présentement à améliorer leurs performances d'ici au prochain audit, prévu en 2015. Et déjà, il est prévu qu'une deuxième cohorte de quatre nouvelles PME soit lancée l'an prochain, avance Normand Voyer, PDG de STIQ.

STIQ est le partenaire d'Aéro Montréal pour réaliser les audits des PME participant à MACH au Québec. La démarche s'est parfaitement transposée en Europe. «En Wallonie, nous avons utilisé la même approche et la même méthode», souligne Carmine Zanni, conseiller à la chaîne d'approvisionnement chez STIQ, qui s'est lui-même rendu en Belgique. «À part quelques expressions, utilisées différemment en Wallonie et au Québec, nous n'avons pas rencontré de difficulté», constate-t-il.

Un standard international

L'extension de MACH en Wallonie a confirmé la pertinence d'étendre le programme hors du Québec. «Nous arrivons à des résultats que nous pouvons comparer d'une PME à l'autre, constate Normand Voyer. C'est un produit qui peut s'exporter assez facilement. Ce n'est pas une norme comme ISO, mais c'est une reconnaissance par l'industrie.»

Ce constat rejoint l'ambition d'Aéro Montréal. «Nous voulons que MACH devienne un standard international», affirme Suzanne Benoît, qui entrevoit des bénéfices supplémentaires pour les PME. «Plus il y aura de donneurs d'ordres impliqués, plus l'excellence des fournisseurs participant à MACH sera reconnue», explique-t-elle.

Au fur et à mesure de son extension, la mission de MACH s'élargit: le programme d'amélioration continue se double d'un instrument de réseautage par la performance.

Le label MACH devient une carte de visite, observe Mme Benoît, avec une signification de plus en plus reconnue par les acheteurs oeuvrant chez les donneurs d'ordres.




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