Vous êtes un jeune professionnel, et vos revenus vous permettent d’accumuler de l’épargne, entre autres en contribuant le montant maximum permis à votre REER. Mais une fois cela fait, comment vous assurer que vous allez profiter pleinement de ce potentiel d’enrichissement à votre disposition ? Voici quelques astuces pour y arriver.

Jean Gagnon
Collaboration spéciale

Les actions d’abord

Les jeunes investisseurs qui ont 10, 20 ou 30 ans devant eux pour bâtir leur patrimoine doivent d’abord privilégier les actions, croit Philippe Leblanc, gestionnaire de portefeuilles chez COTE 100. Après les performances des 10 dernières années, les rendements à venir seront certes moins élevés. « Mais s’ils demeurent dans la zone des 6-7 %, ils s’avéreront plus intéressants que ceux de la majorité des solutions de rechange qui s’offrent aux investisseurs individuels », dit le gestionnaire. S’il faut tempérer ses attentes, il n’en faut pas moins demeurer engagé à long terme envers le marché des actions.

Les actions de préférence aux indices

Ce sont toujours les actions en Bourse qui offrent le meilleur potentiel de rendement. C’est donc là que les jeunes professionnels doivent investir, reconnaît également Fabien Major, associé principal chez Outremont Assante. Mais comme l’on s’approche possiblement d’une fin de cycle, il ne faut pas concentrer ses placements dans des indices boursiers, mais plutôt détenir des titres individuels, selon lui. « Le rendement des indices pourrait être décevant durant la prochaine décennie, peut-être seulement de l’ordre de 2 à 3 % », dit-il. Pour ne pas voir son portefeuille stagner, il faut plutôt mettre l’accent sur la recherche des meilleurs titres.

Pas de mauvais moments pour investir

L’idée de commencer à investir le plus tôt possible est certainement à propos, car le phénomène des rendements composés, de la même manière que les intérêts composés, permet éventuellement une croissance beaucoup plus rapide du portefeuille. Mais une autre règle importante est qu’il faut investir lorsqu’on dispose des liquidités pour le faire, explique Philippe Leblanc. L’investissement est un exercice à long terme, et il ne faut pas avoir à désinvestir par manque de liquidités. Il faut éviter la tentation de vouloir synchroniser le marché, car cette façon de faire a peu de chances de réussir, vous diront la grande majorité des experts en gestion de patrimoine.

Contribuer au maximum

On ne saurait trop le répéter. La discipline de l’épargne assurera votre bien-être financier, rappelle Guy Côté, gestionnaire de portefeuilles à la Financière Banque Nationale. L’idée, bien sûr, est de s’y mettre le plus tôt possible et d’utiliser au maximum les outils à sa disposition, en commençant par le REER, compte tenu du report d’impôts qu’il permet. Mais aussi ne pas oublier de contribuer également au maximum au REER du conjoint lorsque l’occasion se présente, rappelle Fabien Major. Cela constitue une fenêtre intéressante pour augmenter le montant total de contribution.