Quand vient le temps de planifier sa retraite, mieux vaut se ranger du côté de la fourmi que de celui de la cigale, même si tout va bien. Voici quelques conseils d’experts pour faire face aux imprévus et se protéger adéquatement contre les aléas de la vie.

Emilie Laperrière Emilie Laperrière
Collaboration spéciale

Réévaluer ses besoins

Véronique Lévesque, conseillère en sécurité financière, assurance et rentes collectives chez SFL, propose de revoir notre stratégie et nos besoins en matière de placements au moins une fois tous les 10 ans et dès qu’un événement survient. « Est-ce que je suis bien assuré ? Qu’en est-il de mon conjoint ou de mes enfants ? Est-ce que mon plan me convient toujours ? Il faut adopter de saines habitudes financières. »

« On pense souvent que les assurances sont associées à de grosses primes annuelles, ajoute-t-elle. Maintenant, les compagnies d’assurances offrent des produits qui permettent de se protéger tout en respectant son budget. Il faut se renseigner. »

S’assurer en cas de maladie

Le conseiller au Centre d’expertise de Banque Nationale Gestion privée 1859 David Truong suggère de se doter d’une assurance pour éviter de mettre sa retraite en péril en cas de maladie. « Une assurance maladie grave permet de ne pas se soucier des problèmes financiers potentiels et d’éliminer une partie du stress, surtout quand on a des personnes à charge. On reçoit généralement un montant forfaitaire qui peut varier d’environ 10 000 à 100 000 $. »

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Le conseiller au Centre d’expertise de Banque Nationale Gestion privée 1859 David Truong

L’assurance invalidité représente également une bonne option. « Si l’invalidité est de courte durée, pour un épuisement professionnel par exemple, on peut recevoir jusqu’à 80 % de notre salaire. Quand c’est de longue durée, on parle plutôt de 60 %. »

Se protéger de la mort de son conjoint

La mort du conjoint peut sérieusement affecter les finances. « Il faut voir si nos objectifs de retraite sont toujours atteignables, estime David Truong. Ça concerne surtout les jeunes couples, qui ont généralement moins d’épargne. Si j’ai 40 ans, ma conjointe aussi, et qu’on a deux jeunes enfants et une hypothèque de 300 000 $, je n’y arriverai pas tout seul. Une assurance vie viendrait combler le manque à gagner. Certaines paient l’hypothèque, d’autres fournissent un montant forfaitaire. » David Truong ajoute d’ailleurs que quelques protections couvrent les frais funéraires, qui s’avèrent souvent plus élevés que prévu.

Perdre son emploi, pas sa chemise

Les imprévus ne sont pas toujours aussi dramatiques que la perte d’un être cher. Un licenciement ou une voiture qui refuse soudainement de démarrer peuvent également avoir un impact sur l’épargne. Pour éviter de dilapider son bas de laine, Véronique Lévesque suggère de bâtir un fonds d’urgence selon le budget disponible.

« On devrait mettre trois mois de notre coût de vie de côté [d’où l’importance de faire un budget] dans un compte d’épargne libre d’impôt ou dans un compte d’épargne stable qui offre un taux d’intérêt concurrentiel. On a ainsi des liquidités disponibles à court terme pour répondre à des besoins immédiats. »