Pour l'exercice se terminant en 2013, Jacques Cabana entend doubler le chiffre d'affaires de son entreprise, FDC Composites. Pour y arriver, il va s'appuyer sur les secteurs où FDC est déjà présente, soit l'aéronautique et le rail. Mais il s'attend surtout à une montée spectaculaire du secteur qu'il n'a commencé à explorer qu'en 2010: l'éolien.

Guy Paquin, collaboration spéciale LA PRESSE

FDC Composites produit des pales d'éoliennes. «Pour l'instant, le secteur de l'énergie ne représente que 10% de notre chiffre d'affaires, confie M. Cabana. Mais dès l'an prochain, je prévois une très forte croissance de ce côté.»

Rappelons qu'en juillet 2012, Jean Charest a annoncé pour cet automne un appel d'offres pour la production de 450 MW supplémentaires d'énergie éolienne. À la fin de cette année, le Québec aura atteint la moitié de son objectif de production d'énergie éolienne de 4000 MW.

Diversification

Avant 2008, le secteur aéronautique faisait vivre à lui seul l'entreprise de Saint-Jean-sur-Richelieu. «Cette année-là, la crise économique nous a prêché les vertus de la diversification avec beaucoup de persuasion, se souvient M. Cabana. Nous avons donc commencé à offrir notre connaissance des matériaux composites aux fabricants de matériel roulant de chemin de fer.» Aujourd'hui, le rail représente 45% des revenus de FDC - autant que l'aéronautique.

«Ce qui nous a permis cette percée rapide, c'est notre capacité à développer des pièces en composites sans devis fourni par le client, dit-il. Quelqu'un peut arriver chez nous en nous présentant une pièce métallique et en nous demandant d'en faire une moins lourde et une plus résistante. Nous faisons la recherche, la conception, le prototypage et la production finale. Nous intégrons la totalité du processus.»

Pour cela, FDC a investi 13 millions en recherche et développement au cours des 10 dernières années. La diversification était à ce prix.