Le taux d’inoccupation des logements locatifs au pays est passé de 2,0 % en 2019 à 3,2 % en 2020 dans les grandes villes du Canada, selon l’Enquête sur les logements locatifs (ELL) publiés jeudi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

André Dubuc André Dubuc
La Presse

À l’échelle nationale, le loyer moyen des logements de deux chambres a augmenté de 3,6 % dans l’ensemble des grandes villes canadiennes pour s’établir à 1165 $.

Le taux d’inoccupation des trois plus grandes RMR du Canada, soit Toronto, Montréal et Vancouver, a augmenté en raison de l’offre accrue et de la demande réduite.

Au Québec, dans les centres urbains de 10 000 personnes et plus, le nombre de logements disponibles représente 2,5 % de l’inventaire, en hausse de 70 points centésimaux par rapport à octobre 2019.

Fait à souligner, le taux d’inoccupation a augmenté dans les grandes villes de Montréal, Québec et Gatineau, alors qu’il a baissé à Sherbrooke, Saguenay, Trois-Rivières, de même que dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants.

Dans la province, le loyer moyen des logis de quatre pièces et demi s’élève à 856 $ par mois, en hausse de 3,3 % en un an.

Dans la région de Montréal, le taux d’inoccupation a progressé de 1,2 point de pourcentage, de 1,5 à 2,7 %.

« La diminution du solde migratoire international, l’annulation des cours universitaires en personne en raison de la COVID-19 et la réintégration sur le marché locatif à long terme de logements loués à court terme à des touristes sont tous des facteurs qui ont contribué à la hausse des taux d’inoccupation », d’expliquer la SCHL dans un communiqué.

Un logement de deux chambres se loue en moyenne 903 $ par mois, une augmentation de 3,6 % par rapport au loyer moyen d’octobre 2019.

Le taux d’inoccupation des appartements pour la location dans les RMR du Canada a augmenté en 2020. Les répercussions économiques de la pandémie se sont traduites par une forte baisse de la demande de logements locatifs. Le recul de l’immigration internationale, la diminution du nombre d’étudiants locataires et la détérioration des conditions d’emploi ont contribué au ralentissement de l’afflux de nouveaux locataires.

Bob Dugan, économiste en chef, SCHL