(Toronto) La demande de crédit des consommateurs s’est intensifiée au troisième trimestre, principalement en raison de l’augmentation des soldes hypothécaires et des nouveaux prêts automobiles, selon les données publiées lundi par l’agence d’évaluation du crédit Equifax.

La Presse Canadienne

Les soldes hypothécaires et les nouveaux prêts automobiles ont augmenté respectivement de 6,6 % et 11,7 % d’une année à l’autre, a souligné Equifax.

La dette moyenne globale des consommateurs a augmenté de 3,3 % par rapport au troisième trimestre de l’année dernière, pour atteindre 74 897 $, a-t-elle ajouté.

La croissance des prêts hypothécaires au dernier trimestre était particulièrement élevée, avec la plus forte croissance chez les personnes de moins de 35 ans, a indiqué la vice-présidente associée aux analyses avancées chez Equifax Canada, Rebecca Oakes.

La demande accrue pour les prêts automobiles au troisième trimestre pourrait être le résultat d’une demande refoulée de la part de personnes qui ont dû attendre pour acheter des voitures plus tard dans l’année, a observé Mme Oakes.

Equifax a fixé la dette totale des consommateurs à 2040 milliards, tandis que Statistique Canada a estimé en juin que la dette des ménages avait atteint 2300 milliards, avec 1,77 $ de dette pour chaque dollar de revenu disponible des ménages.

Plus de trois millions de consommateurs ont choisi d’utiliser des programmes de report de paiements depuis le début de la pandémie, selon Equifax. Depuis le début de cette année, certaines banques ont offert aux consommateurs la possibilité de suspendre leurs remboursements de prêts pendant plusieurs mois, en reconnaissance de la pression financière que la pandémie a créée pour de nombreux ménages.

Cependant, dans le cadre des programmes de report de paiements, les intérêts continuent de s’accumuler pendant les mois pour lesquels les paiements sont suspendus.

Le pourcentage des soldes où les utilisateurs de crédit ont manqué plus de trois paiements a chuté à son plus bas niveau depuis 2014, mais les programmes de report masquent probablement les véritables taux de défaillance, selon Mme Oakes.