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Une manne à prendre avec des pincettes

Marc Tison
La Presse

Que faire - et ne pas faire - avec une somme d'argent inespérée? Daniel Laverdière, directeur principal de la planification financière chez Banque Nationale Groupe financier, a proposé quelques pistes de réflexion, selon l'importance de la somme.

Moins de 10 000$

Priorité aux priorités: il faut d'abord s'assurer que les enfants sont nourris et vêtus adéquatement.

On applique ensuite l'excédent au remboursement des dettes de consommation et à l'épargne (REEE, CELI, REER).

 

On peut en dépenser un maximum de 50% pour un bien de consommation durable qu'on ne pensait pas pouvoir se permettre auparavant. C'est ce que Daniel Laverdière a fait cet hiver avec la moitié de l'argent reçu en cadeau pour son 50e anniversaire. On lui avait suggéré des billets du Canadien, mais il ne lui en serait rien resté, sinon le souvenir d'une probable défaite. «Je me suis acheté ce que je n'aurais jamais pensé à m'offrir autrement: un jeu de hockey-dôme.»

De 10 000$ à 100 000$

On liquide ses dettes.

«Ce montant est habituellement insuffisant pour migrer vers une résidence plus confortable», indique Daniel Laverdière, mais elle ouvre peut-être la porte à certaines rénovations ou à l'achat d'une première maison.

Voilà l'occasion rêvée de rattraper les droits inutilisés (REEE, CELI, REER) et de revoir sa répartition d'actif avec son planificateur financier.

C'est le moment d'engranger une réserve de capital émotif. Daniel Laverdière consent jusqu'à 10% pour un bien non durable - par exemple un voyage en famille à Walt Disney World.

De 100 000$ à 1 million

Il faut demander plusieurs opinions avant de prendre des décisions regrettables.

«Les gens qui hésitaient à prendre leur retraite peuvent amorcer la transition travail-retraite», énonce M. Laverdière. Ceux qui s'en approchent «peuvent sérieusement entamer une réflexion concernant ce projet».

Les gens tentés par une résidence plus confortable devraient n'y consacrer qu'une partie raisonnable de la somme, par exemple entre 10 et 25%, suggère M. Laverdière. Cette proportion du quart est inspirée du conseil prodigué jadis par son père: «Verse une semaine de paie sur quatre sur ta maison.»

Il est prudent de fixer une limite aux dépenses en biens non durables - 5 à 10%, propose-t-il.

On peut donner libre cours à ses nobles «instincts philanthropiques», dit-il, mais mieux vaut prévoir des dons réguliers plutôt que de faire un unique geste grandiose, dont on pourrait ensuite regretter la spontanéité.

Avant de céder à la générosité, on doit faire «une projection de retraite qui témoignera de la capacité à donner sans affecter l'indépendance financière».

Plus de 1 million

Restons calme et évitons de nous EMPORTEEEEER!

«C'est non discutable, insiste Daniel Laverdière: on doit prendre un moment de réflexion en l'aimable compagnie d'une équipe d'experts - planificateur financier, conseiller en placements, notaire et fiscaliste.»

Enfin, conclut-il, «il faut fuir tout conseiller qui laisse miroiter des stratégies d'apparence miraculeuse» - des REER pontificaux gérés par mère Teresa en seraient un exemple.

 




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