Le Conseil des services essentiels convoque la Ville de Longueuil et le syndicat de ses cols bleus à une audience publique.

LA PRESSE CANADIENNE

Cette décision fait suite à une demande d'intervention de la Ville de Longueuil alléguant l'exercice de gestes illégaux de la part des membres du Syndicat canadien de la fonction publique, section locale 307, et après une séance de médiation n'ayant pas donné les résultats escomptés.L'employeur allègue que vers 8h30, le 20 mars, des employés cols bleus ont quitté leurs lieux de travail et se sont déplacés à bord des véhicules de la Ville. À l'intersection du Chemin Chambly et de la rue Guillaume, dans l'arrondissement du Vieux-Longueuil, ils auraient fait diverses manoeuvres pour empêcher les employés de l'entrepreneur engagé par la Ville d'effectuer des travaux de colmatage de nids de poule.

De plus, vers 11h35, des membres et des officiers du syndicat auraient paradé dans les rues de la Ville, à bord d'une trentaine de camions municipaux, pour ensuite se rendre à l'Hôtel de Ville de Longueuil. Ils s'y seraient ensuite introduits pour occuper les locaux.

Enfin, l'employeur allègue que des membres du Syndicat auraient ensuite repris les véhicules municipaux pour se rendre sur le boulevard Edouard, dans l'arrondissement Saint-Hubert, afin d'empêcher une autre équipe de l'entrepreneur engagé par la Ville d'effectuer les travaux de colmatage de nids de poule.

L'employeur soutient que ces événements laissent à penser qu'au moins 150 employés cols bleus membres du syndicat ont cessé de travailler le 20 mars.

L'audience du Conseil, qui aura lieu lundi après-midi, à Montréal, lui permettra de déterminer si les gestes allégués par la Ville portent préjudice à un service auquel le public a droit.