Un cortège de 350 taxis parti de Montréal a défilé à basse vitesse sur l'autoroute 20 mercredi matin avant d'aller manifester devant l'Assemblée nationale pour dénoncer le controversé service de transport Uber. L'instigatrice de ce coup d'éclat, la nouvelle Coalition Taxi, est toutefois sortie «déçue» d'une rencontre de 30 minutes avec le ministre des Transports Robert Poëti.

Publié le 25 nov. 2015
Louis-Samuel Perron LA PRESSE

Selon le porte-parole de la Coalition Taxi, Guy Chevrette, le ministre a refusé de s'engager à déposer une loi ou un amendement législatif avant la fin de l'année permettant la suspension du permis de conduire d'un chauffeur de service de transport illégal.

«Le ministre n'a pas tellement mordu à ça. Il s'est tenu au fait qu'il va déposer une réforme du code de sécurité routière en février», a affirmé M. Chevrette en entrevue avec La Presse. Il a toutefois précisé  qu'une «forte majorité de députés à l'Assemblée nationale sont pour que cessent ces illégalités-là».

La Coalition Taxi, formée il y a quelques jours, regroupe la quasi-totalité des associations et entreprises de taxis du Québec. Elle réclame notamment que Québec sanctionne UberX et augmente les budgets des organismes de contrôle de taxi.

«Uber fait comme si on était dans les années 50. Ça n'a pas de bon sens. C'est injuste. C'est un véritable vol du gagne-pain de ceux qui ont dûment acheté leurs droits», s'insurge Guy Chevrette.