Les policiers dans le métro délaisseront les appels d’urgence pour mieux cibler les enjeux de criminalité : le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) modifie son approche dans le réseau de transport pour assurer la sécurité des usagers et renforcer le sentiment de sécurité.

Les patrouilleurs de la section Métro n’effectueront plus de surveillance régulière et se concentreront plutôt sur des problématiques liées spécifiquement à la criminalité, comme l’avait annoncé La Presse le mois dernier. Ils pourront, par exemple, mieux cibler les enjeux de trafic de stupéfiants dans le métro.

La réponse aux appels dans le métro sera désormais partagée entre 16 postes de quartier situé près des stations de métro. Ceci devrait diminuer le temps de réponse pour les opérations, selon la commandante de la Section métro de Montréal au SPVM, Joanne Matte.

« Depuis la pandémie, on a constaté une hausse des enjeux liés à la consommation et aux troubles de santé mentale », a-t-elle précisé.

Les agents pourront donc se consacrer à plus d’opérations ciblées visant à réduire la criminalité dans le réseau de transport en commun.

Le taux d’absentéisme dans la Section métro pouvant causer du travail supplémentaire à la police de Montréal a été évoqué. « Nous voulons combler des postes le plus rapidement possible pour éviter du temps supplémentaire », assure la commandante Matte.

Cette restructuration laisse l’opposition officielle de la Ville de Montréal sceptique. « Ce qui nous inquiète le plus, c’est que les délais de réponse des policiers aux appels d’urgence désormais acheminés aux postes de quartier plutôt que directement aux effectifs dans le réseau du métro n’ont pas été divulgués », a réagi par courriel Abdelhaq Sari, porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique.