Valérie Plante a tendu la main aux maires des plus petites villes du Québec, jeudi midi, en se présentant comme « une fille de Rouyn » sans sentiment de supériorité face aux régions.

Publié le 22 septembre
Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

L’objectif : les appeler à faire front commun pendant l’actuelle campagne électorale afin d’exiger davantage de ressources pour le monde municipal aux aspirants premiers ministres.

« Non, Montréal ne regarde pas les régions de haut, pas sous ma gouverne », a-t-elle dit devant les participants du congrès de la Fédération québécoise des municipalités. « Je ne laisserai personne tenter de nous diviser, de nous mettre en opposition. »

Mme Plante a fait valoir qu’elle vient d’Abitibi, qu’une partie de sa famille y travaille dans le secteur minier, et qu’elle a aussi des racines en Gaspésie.

« C’est très important qu’on fasse front commun sur les enjeux que l’on traverse tous et toutes, à une échelle différente », a dit Mme Plante. « Les défis que l’on rencontre, ils sont généralisés. » Elle a notamment cité la pénurie de logement et la crise climatique comme défis sur lesquels grandes et petites municipalités devraient s’allier.

Mi-septembre, Mme Plante a pris le devant de la scène avec les maires des autres grandes villes du Québec pour réclamer 2 milliards par année pour l’adaptation des installations municipales aux changements climatiques. « La question de la crise climatique, ça nous touche tous », a-t-elle dit à la FQM, avant de faire la liste des catastrophes naturelles qui ont touché le Québec dans les dernières années.