La flambée de COVID-19 qui secoue Montréal depuis la mi-décembre représente un risque bien concret de bris de service, a reconnu mardi le chef pompier de la métropole, responsable des mesures d’urgence.

Publié le 25 janvier
Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

« Pour la première fois, le nombre de cas, la propagation rapide et le resserrement des règles d’isolement amènent une vraie menace aux opérations critiques », indique la présentation effectuée par Richard Liebmann devant le conseil municipal, un mois après le retour de l’état d’urgence.

« On avait un risque pour la continuité des opérations des services essentiels […] comme le service de police, les pompiers, le service de l’eau et, comme on est en hiver, le déneigement », a-t-il ajouté oralement.

La Ville de Montréal a dû acheter ses propres tests rapides et conclure un contrat avec une firme de santé privée afin de pouvoir tester ses employés elle-même, sans compter sur le réseau de la santé.

M. Liebmann s’est dit « très heureux d’annoncer que pour l’instant, on n’a eu aucun bris de services essentiels ».

Valérie Plante a remercié M. Liebmann et ses équipes pour leur travail. C’est « un contexte exceptionnel », a dit la mairesse. « C’est en équipe qu’on va réussir à passer à travers cette vague-là. »

Mardi matin, le chef du Service de police de la Ville de Montréal, Sylvain Caron, a affirmé au 98,5 FM qu’environ 240 de ses policiers étaient actuellement absents du travail à cause de la COVID-19, qu’ils soient infectés ou isolés. Il a ajouté que la situation était bien pire durant le temps des Fêtes.