(Montréal) Les chauffeurs d’autobus à l’emploi de la Société de transport de Laval font la grève durant une journée, mercredi.

Publié le 3 nov. 2021
Lia Lévesque La Presse Canadienne

Après 22 séances de négociation, puis en conciliation-médiation, la STL et la section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, n’ont toujours pas réussi à s’entendre sur le renouvellement de la convention collective.

La convention des 625 chauffeurs d’autobus de la STL est échue depuis le 31 juillet 2019. Il s’agit de leur première journée de débrayage.

Durant la grève, les services essentiels seront assurés, soit de 6 h à 8 h 45, de 15 h à 18 h 30, puis de 22 h 30 à 0 h 30.

Il s’agit là des heures de départ des autobus, ce qui signifie qu’un autobus qui est parti à 8 h 45, par exemple, terminera son trajet régulier plus tard.

En litige

Le litige porte sur l’abolition de circuits d’autobus lorsque la demande est insuffisante, de même que le salaire des chauffeurs et les horaires.

La STL, comme les autres sociétés de transport en commun, est aux prises avec une baisse de revenus engendrée par la pandémie de la COVID-19. Elle affirme avoir un cadre financier très serré et tient à le respecter.

« Malgré le contexte budgétaire restreint, en raison notamment de l’importante baisse d’achalandage liée à la pandémie, la STL a déposé une offre incluant une hausse salariale comparable à ce qui a été consenti dans d’autres sociétés de transport du Québec », a soutenu la direction.

De son côté, le syndicat estime avoir permis à la société de transport de réaliser des économies, sous l’engagement que celles-ci seraient réinvesties dans les conditions de travail — ce qui n’a pas été le cas, soutient son président, Patrick Lafleur.

Il plaide pour le maintien des circuits d’autobus et non la diminution des services, malgré le contexte difficile.

« Le transport collectif est la seule façon de se sortir de la crise climatique. La direction de la STL se met la tête dans le sable en refusant de voir ce qui est pourtant évident : sans offre adéquate en transport public, les Lavalloises et Lavallois vont se retourner vers les voitures », a commenté M. Lafleur.