Une soixantaine de personnes ont manifesté au parc La Fontaine samedi après-midi pour faire valoir leur opposition aux mesures sanitaires et au passeport vaccinal. La pluie froide qui se déversait sur Montréal a toutefois freiné l’ardeur des manifestants.

Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse

Vêtus de manteaux de pluie et de ponchos, les protestataires en bordure de la rue Sherbrooke brandissaient des pancartes où on pouvait lire « non à la dictature sanitaire », « vivre libre ou mourir » ou « quand on ne peut plus débattre, il faut se battre ».

Une forte présence policière se faisait sentir sur les lieux de la manifestation. Au moment de publier, aucun débordement n’a toutefois été rapporté par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Un homme, qui n’a pas voulu être nommé par crainte de représailles de la part de son employeur, est venu faire valoir son point de vue accompagné de ses deux enfants. Le père de famille, qui a déjà été atteint de la COVID, explique à La Presse ne pas vouloir le vaccin, et ne pas souhaiter que ces enfants obtiennent un vaccin à ARN messager, comme ceux des compagnies Pfizer et Moderna.

« Je viens manifester parce que je trouve qu’aujourd’hui il manque de discussions. J’ai l’impression qu’il n’y a pas d’opposition au niveau du gouvernement, et habituellement ça crée un équilibre », affirme le manifestant. « Je trouve qu’aujourd’hui on a très peu de choix, et avec le pass sanitaire qui s’en vient, mon choix personnel est remis en question, j’ai beaucoup de pression », poursuit-il.

Son fils de 13 ans tenait à prendre la parole, à l’instar de son père. « Je ne suis pas vraiment contre [la vaccination], je suis juste contre qu’ils l’obligent », déclare le jeune garçon.

PHOTO PASCAL RATTHE, COLLABORATION SPÉCIALE

Ahmed, qui a souhaité taire son nom de famille, estime que le « vaccin n’est pas bon pour sa santé », parce qu’il a déjà contracté le virus. « On a déjà l’immunité pour avoir le virus », lance-t-il. Il s’oppose également à la preuve vaccinale. « Il brise nos droits et libertés », évoque-t-il.

La manifestation, organisée par plusieurs regroupements en désaccord avec les mesures sanitaires, souhaitait « exiger la fin immédiate de l’état d’urgence sanitaire, ainsi que toutes les mesures discriminatoires, abusives, coercitives, oppressantes et arbitraires, peut-on lire sur la page Facebook de l’évènement.