Les maires des villes défusionnées de Montréal rejettent le budget de la métropole parce qu’il leur impose un fardeau financier trop lourd, ont-ils annoncé vendredi.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Au cours d’une conférence de presse organisée vendredi, l’Association des municipalités de banlieue (AMB) a fait valoir que leurs citoyens paient bien davantage que les Montréalais pour leurs services en commun, comme la police, le transport en commun ou l’approvisionnement en eau.

« Nous ne sommes pas en accord avec la méthode de calcul des quote-parts qui se base essentiellement sur la valeur foncière », a dénoncé Beny Masella, président de l’AMB et maire de la petite ville de Montréal-Ouest, enclavée dans Montréal. « Il faut revoir le système de quote-part […] pour s’assurer une meilleure répartition des coûts en fonction des services reçus par les citoyens, notamment en prenant compte du principe d’utilisateur-payeur. »

Le budget de l’administration Plante a été adopté jeudi par le conseil municipal et passera bientôt devant le conseil d’agglomération, qui regroupe des élus montréalais et les maires des 15 villes défusionnées de l’île. Comme les votes y sont pris en fonction la population représentée, le budget de l’administration Plante n’est toutefois pas en danger.

« Ça a toujours été notre orientation de tenter de trouver une solution négociée », a dit M. Masella.