Dans la foulée de l’abandon du projet de loi 61 sur la relance économique de Québec, la mairesse de Montréal demande qu’un projet de loi spéciale soit déposé pour que le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal puisse voir rapidement le jour.

Véronique Lauzon
Véronique Lauzon La Presse

Alors que le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, a confié en commission parlementaire que le refus d’adopter le projet de loi 61 par les partis d’opposition pourrait mettre en péril le prolongement de la ligne bleue, Valérie Plante a pris la parole pour enjoindre « tous les partis » à Québec à travailler ensemble pour adopter un projet de loi spéciale qui permettrait sa réalisation dans un avenir rapproché, soit la création de cinq nouvelles stations de métro (Pie-IX, Viau, Lacordaire, Langelier et Anjou).

« Ça fait depuis 1988 que la population de l’Est l’attend. Suite à l’échec du projet de loi 61, on s’attend à ce qu’il y en ait un sur la table pour la rentrée parlementaire », a écrit la mairesse de Montréal dans une série de messages sur Twitter, lundi.

Sans détour, elle a affirmé que Montréal a « besoin d’une loi spéciale pour accélérer le processus d’expropriation et planifier le plus rapidement possible le développement aux abords des stations ».

En point de presse lundi en fin de journée, la mairesse a poursuivi sa réflexion en expliquant qu’en raison des plus de 500 dossiers d’expropriation en litige, le projet risque de ne pas pouvoir être prêt en 2026 comme il était prévu. « Ça pourrait prendre des années et des années avant d’en voir le bout. Et je pense que ce n’est pas souhaitable ni pour Montréal, ni pour l’est de Montréal, ni pour le transport collectif », a-t-elle expliqué aux journalistes. « Je veux que ce soit la priorité de tous les parlementaires à Québec de s’assurer que le projet voit le jour. »