Le ton a monté d’un cran entre Sue Montgomery et Projet Montréal lundi soir. Lors du conseil d’arrondissement, la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce a demandé à Projet Montréal de publier le rapport d’enquête du contrôleur général qui recommandait de mettre à la porte sa directrice de cabinet, Annalisa Harris, alors que les conseillers de Projet Montréal ont dénoncé une situation « intenable » dans l’arrondissement.

Raphael Pirro Raphael Pirro
La Presse

Devant une salle bondée de citoyens de l’arrondissement, Sue Montgomery a dénoncé la position de Projet Montréal depuis le début de cette affaire, il y a de cela deux semaines. « Je demande à la mairesse Plante de dévoiler les résultats du rapport », a déclaré d’entrée de jeu Mme Montgomery.

Cette dernière réclame des « preuves » du harcèlement, alors que ni Valérie Plante, ni elle, ni Annalisa Harris ont pu lire directement le rapport, mais ont eu accès seulement à ses conclusions. Mme Montgomery a annoncé qu’elle prendrait une décision sur le sort de sa directrice de cabinet uniquement après avoir pris connaissance des preuves que renfermerait le rapport.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, COLLABORATION SPÉCIALE

Sue Montgomery parle aux journalistes au conseil d’arrondissement

De leur côté, trois conseillers municipaux de Projet Montréal ont dénoncé le climat de travail qui règne à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Magda Popeanu, Christian Arseneault et Peter McQueen ont décrit une ambiance « intenable », et affirment que « Mme Montgomery a paralysé le fonctionnement de l’arrondissement ».

« Nous sommes profondément troublés par la décision de Mme Montgomery de rejeter les recommandations du Contrôleur général et de remettre en question la crédibilité des professionnels qui ont mené l’enquête. Nous regrettons que Mme Montgomery ait décidé de faire fi du bien de la population et de faire de cette question une croisade personnelle », a déclaré la conseillère Magda Popeanu, qui dit traverser « une période extrêmement difficile ».

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Lionel Perez

Le leader de l’opposition officielle et élu de l’arrondissement, Lionel Perez, a lancé un « appel au calme ». « Il y a une certaine animosité ici. C’est très difficile d’avoir une situation où une directrice de cabinet ne peut pas travailler avec la fonction publique », a-t-il dit.