La Ville de Montréal a dû résilier un contrat de 22 millions de dollars après la découverte de plomb dans le revêtement du pont de la Concorde. Les travaux pour repeindre le pont de la Concorde et apporter des correctifs à sa structure, qui devaient être terminés en novembre 2020, ne pourront se poursuivre avant 2021.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Les travaux de Pomerleau, qui devaient prolonger la vie du pont de 75 ans, ont débuté en mars dernier. Selon les documents du contrat initial, le revêtement extérieur des caissons ne comportait pas de plomb dans la peinture, a précisé la Ville. En juillet, l’entrepreneur a cependant soupçonné la présence de plomb et des tests ont confirmé ses doutes. Pomerleau a déposé une estimation des coûts supplémentaires qui n’a pas été acceptée par la Ville. Le contrat de 22 millions accordé en janvier incluait des contingences de 1,8 million de dollars.

La Ville de Montréal compte verser 323 897,36 $ à Pomerleau à titre de dommages-intérêts et lancer un nouvel appel d’offres en 2020 après modification aux plans et devis.  

Environ le quart des travaux prévus a été réalisé. La somme versée pour dommages et intérêts sera d’ailleurs réduite après le paiement des travaux réalisés depuis le 29 juillet.

Des inspections avaient eu lieu sur la structure entre 2016 et 2018, révélant de la détérioration et des dommages à plusieurs éléments. Un revêtement anticorrosion devait être mis en place. Les parois, repeintes en 1998, elles présentaient des traces de corrosion et des « perforations ponctuelles de l’acier ». Les travaux comprenaient de repeindre  différentes surfaces et de faire des réparations à l’intérieur du caisson et sur le tablier. Avec un entretien adéquat, la Ville prévoyait pouvoir garder le pont en service pour encore 75 ans avec les travaux prévus.

Le pont de la Concorde permet d’accéder à l’île Sainte-Hélène et à l’île Notre-Dame par la Cité du Havre, dans l’île de Montréal. Il a été construit pour Expo 67.