Benoit Dorais a qualifié d’«erreur de jugement» son interception par la Sûreté du Québec alors qu’il roulait à 171 km/h sur l’autoroute. Le numéro deux de l’administration Plante refuse de démissionner, estimant que l’incident n’affecte en rien son jugement en tant qu’élu.

Pierre-André Normandin Pierre-André Normandin
La Presse

Le président du comité exécutif de Montréal a commenté publiquement pour la première fois sa contravention de 1378 $ et les 14 points d’inaptitude à la suite de son interception, une information révélée la semaine dernière par le Journal de Montréal.

Réitérant ses excuses, il a reconnu qu’il avait fait preuve d’une conduite dangereuse. «Ça ne se reproduira plus», a-t-il assuré. Il n’a toutefois pas voulu revenir sur les circonstances entourant l’incident, notamment pourquoi il roulait à une telle vitesse sur l’autoroute.

Benoit Dorais, qui dit avoir informé l’entourage de la mairesse peu après son interception, l’a remercié pour lui avoir réitéré sa confiance. Il estime que l’incident ne mine pas sa crédibilité pour mener à bien les efforts de Montréal pour la Vision zéro, soit d’éliminer les décès et blessures graves dans les rues de la métropole.

Ne se disant pas convaincue, l’opposition à l’hôtel de ville a réitéré l'appel à sa démission du comité exécutif, estimant qu’il n’avait plus l’autorisation morale pour faire partie de l’administration Plante. L’élu Lionel Perez estime que la décision de le maintenir Benoît Dorais en poste représentait en quelque sorte une caution de sa conduite dangereuse.