(Québec) Le premier ministre François Legault compte réaliser le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal malgré les dépassements de coûts de 600 millions de dollars. Il sollicitera Ottawa pour payer une partie de cette facture supplémentaire.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

« On est en train de voir comment on peut résorber ce dépassement de coûts et, si ce n’est pas possible de le résorber, comment on peut le financer », a affirmé M. Legault lors d’une mêlée de presse mardi.

Questionné pour savoir s’il demandera à Ottawa de faire une contribution supplémentaire pour payer une partie des 600 millions, il a confirmé que « ça va faire partie des discussions avec le fédéral ».

Or Ottawa s’apprête à confirmer sa contribution financière pour ce projet, mais sur la base de l’estimation de départ de 3,9 milliards. Il devrait accorder 1,3 milliard, grosso modo ce à quoi s’attendait Québec avant l’augmentation des coûts. Comme La Presse l’a révélé mardi, la facture totale du projet vient de passer à 4,5 milliards.

Le prolongement de la ligne bleue, « je veux que ça se fasse, c’est important », a indiqué M. Legault, garantissant qu’il y aura « cinq stations » de métro comme prévu. Il impute la responsabilité de la hausse de la facture à l’ancienne administration libérale.

« Il n’y a pas de danger, le projet va se faire », a affirmé de son côté le ministre des Transports, François Bonnardel. Pour sa collègue Chantal Rouleau, ministre responsable de la Métropole, le gouvernement est « déterminé à le réaliser, ce projet. On a besoin de la ligne bleue. Ça fait déjà 40 ans qu’on attend. Il y a malheureusement des coûts supplémentaires qui n’avaient pas été prévus par l’ancien gouvernement, et il faudra en tenir compte ».

Selon l’échéancier préliminaire, la mise en service du nouveau tronçon de 5,8 km de la ligne bleue est prévue en 2026.