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Les «anti-publisac» veulent forcer la tenue d'une consultation publique

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse

La toute première pétition en ligne reçue par la Ville de Montréal pourrait mener à une réduction de la consommation de papier. Les organisateurs d'une campagne anti-Publisac entendent récolter en moins d'une semaine les milliers de signatures nécessaires pour forcer la tenue d'une consultation publique pour restreindre la distribution de matériel publicitaire.

« Je n'ai aucun doute qu'on va atteindre les 15 000 signatures dans le temps de le dire », a lancé Charles Montpetit, citoyen à l'origine de la campagne anti-Publisac.

En novembre, un groupe de citoyens avait présenté un projet de pétition en vertu du droit d'initiative, qui permet aux Montréalais de forcer l'administration montréalaise à mener une consultation publique sur un sujet. À la mi-décembre, le greffier de Montréal a toutefois rejeté la demande, estimant que la question du matériel publicitaire relevait des arrondissements et non pas de la ville-centre.

Le groupe a donc entrepris de présenter sa demande dans chacun des 19 arrondissements. Déjà, les documents avaient été déposés dans 11 d'entre eux et les citoyens s'apprêtaient à le faire dans les 8 autres.

Pour éviter d'encombrer la Ville avec 19 consultations publiques simultanées sur le même sujet, l'administration Plante a finalement décidé mercredi que la question des Publisac relèverait de la ville-centre. « On voulait éviter de décupler - ou fois 19 - le nombre de consultations, alors on a choisi de rapatrier ce droit afin que ce soit analysé par le central. On ne dit pas si c'est recevable ou pas », a indiqué Laurence Lavigne Lalonde, élue responsable de la démocratie au sein de l'administration Plante.

Charles Montpetit s'est réjoui du changement de cap de Montréal. « C'est un peu un retour à la case départ pour nous, mais comme ça survient en même temps que la pétition en ligne, ça nous facilite la tâche », a-t-il commenté.

TOUTE PREMIÈRE PÉTITION

Depuis lundi, Montréal accepte en effet les pétitions en ligne et non plus uniquement celles sur support papier. La demande sur les Publisac est ainsi la toute première formulée en vertu de ces nouvelles règles.

La Ville a maintenant 15 jours pour déterminer si le projet de pétition est recevable. Si la demande va de l'avant, les organisateurs auront 90 jours pour recueillir les signatures. S'ils atteignent le seuil des 15 000 signatures, Montréal sera tenu d'organiser une consultation publique.

L'administration Plante a annoncé en novembre qu'elle voulait se pencher sur l'interdiction des Publisac en soumettant la question à la commission de l'environnement, mais n'avait pas prévu de mener une consultation publique en bonne et due forme.

L'imprimeur Transcontinental, qui produit le Publisac, a dit être prêt à participer tant à la consultation publique qu'aux travaux de la commission de l'environnement. « Nous sommes d'avis que la majorité silencieuse qui utilise le Publisac souhaite le maintien de sa distribution, mais nous respectons les démarches entreprises par certains citoyens à l'égard du Publisac », a indiqué Katherine Chartrand, directrice des communications de l'entreprise.

Depuis 20 ans, Montréal a reçu une vingtaine de demandes en vertu du droit d'initiative. La première à aller de l'avant avait porté sur l'agriculture urbaine. Une consultation doit avoir lieu cette année sur le racisme systémique.




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