Le maintien de l’état d’urgence à Montréal est nécessaire pour faire face à la crue printanière car aucune baisse du niveau des eaux est prévue dans les prochains jours, estime le directeur du Service de sécurité incendie de Montréal, Bruno Lachance.

Kathleen Lévesque
Kathleen Lévesque La Presse

Devant l’ensemble des élus réunis en plénière vendredi après-midi, dans le cadre d’une assemblée extraordinaire, M. Lachance a affirmé que des averses prévues en début de semaine prochaine pourraient accentuer la situation alors que «le niveau d’eau est toujours au maximum». Il a également souligné que bien que des digues aient été installées, celles-ci demeurent des structures fragiles.

L’assemblée extraordinaire a été convoquée par la mairesse Valérie Plante afin de renouveler l’état d’urgence déclaré une première fois le 26 avril dernier. La prolongation proposée a été adoptée et permet à Montréal d’avoir la marge de manœuvre nécessaire pour agir au cours des cinq prochains jours sans recourir aux règles habituelles pour conclure des contrats et forcer des évacuations, par exemple. Jusqu’à maintenant, on compte 91 évacuations de citoyens, toutes volontaires, a indiqué M. Lachance.

Pour l’instant, la Ville est incapable de préciser les coûts des diverses opérations dans le contexte de la crue printanière. «On est en train d’accumuler les factures de sable [qui représentent] plusieurs centaines de milliers de dollars», a indiqué la mairesse Plante en marge de l’assemblée.