Un regard autre que celui des commerçants et des agriculteurs est souhaité afin d’insuffler du « dynamisme » dans la gestion des marchés publics Jean-Talon, Atwater et Maisonneuve ainsi que pour la dizaine de marchés de quartier de Montréal.

Kathleen Lévesque
Kathleen Lévesque La Presse

En effet, l’organisme à but non lucratif, la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM), vient de lancer un appel de candidatures pour combler cinq sièges au sein de son conseil d’administration réservés à des membres externes. « Il y a une mise à jour à faire, notamment au plan de la gouvernance. Il faut élargir nos horizons », a souligné à La Presse le président de l’organisme, Nicolas Villeneuve, qui est en poste depuis le printemps dernier.

Ces changements sont souhaités alors que la Corporation célèbre ses 25 ans d’existence. « Nous souhaitons ouvrir nos portes à des personnes de différents domaines d’expertises pour contribuer à l’atteinte du plein potentiel de notre organisation », souligne M. Villeneuve.

Ce dernier précise que des personnes spécialisées en droit commercial, en marketing ou en ressources humaines, par exemple, seraient bienvenues pour apporter de nouvelles idées ainsi qu’une perspective différente dans la gestion des marchés publics. Un « sens aigu » des règles de gouvernance et de l’éthique est exigé.

Par ailleurs, M. Villeneuve a dit souhaiter que la Ville de Montréal soutienne financièrement la Corporation puisque « les marchés publics sont des joyaux pour Montréal ». À l’heure actuelle, seuls les quelque 250 membres de la Corporation financent l’organisme.

Jusqu’en 1993, les marchés publics relevaient de la Ville de Montréal. Leur gestion était répartie entre les différents services municipaux ce qui provoquait un grand mécontentement chez les commerçants et les consommateurs. L’administration de l’ancien maire Jean Doré avait alors cédé la gestion des marchés publics à un organisme parrainé par l’Union des producteurs agricoles (UPA).