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Marc Demers reprend le contrôle du conseil municipal et s'attaque aux dissidents

Le maire de Laval, Marc Demers.... (MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le maire de Laval, Marc Demers.

MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Marc Demers passe à l'offensive. Le maire de Laval profitera de sa majorité retrouvée au conseil municipal pour déposséder de leurs fonctions des dissidents de son équipe politique lors l'assemblée de ce soir.

Ainsi, les conseillers municipaux David De Cotis et Michel Poissant perdront ce qu'ils avaient obtenu cet été avec le mouvement de contestation du leadership de M. Demers, c'est-à-dire la présidence du conseil d'administration de la Société de transport de Laval (STL), pour l'un, et la présidence du comité de vérification, pour l'autre. Ils seront remplacés par deux élus recrus, Éric Morasse et Yannick Langlois, a appris La Presse.

M. Morasse occupait la vice-présidence de la STL jusqu'en juin dernier. Bien que ce soit son collègue Gilbert Dumas qui présidait le conseil d'administration, le maire Demers ne redonne pas cette responsabilité à ce dernier.

L'expérience de M. Morasse apparaît toutefois limitée pour être à la tête du conseil d'administration de la STL. Il a présidé le parti du maire, le Mouvement Lavallois, le conseil d'établissement de l'école secondaire de son quartier et a été membre du Comité consultatif du Centre de la nature. Laval verse annuellement quelque 80 millions à la STL pour ses opérations de transport.

David De Cotis a présidé la STL durant tout le premier mandat de l'administration Demers. Lors de sa réélection en novembre 2017, M. Demers avait contourné M. De Cotis qui était pourtant son bras droit, et celui qui l'a amené en politique. 

En entrevue avec La Presse jeudi dernier, le maire Demers a reconnu que sa décision de redistribuer les tâches «a causé certaines frustrations». Marc Demers défend son choix, estimant que c'était nécessaire pour satisfaire un plus grand nombre d'élus. De 15 conseillers municipaux en 2018, il est passé à 19 conseillers municipaux, en 2017. 

Pour ce qui est du comité de vérification, rien ne semble justifier la décision de remplacer Michel Poissant, sinon la partisanerie, soulignent des observateurs des jeux politiques à l'Hôtel de Ville. M. Poissant a une longue feuille de route dans la gestion d'entreprises et comme investisseur (Banque de Développement du Canada et Fonds de solidarité de la FTQ) en plus d'être comptable professionnel agréé.

Son successeur Yannick Langlois retrouve ainsi le poste qu'il occupait avant la crise politique. M. Langlois dirige une entreprise de distributeurs automatiques de café.

Marc Demers affirmait à La Presse qu'il n'y aurait aucune précipitation pour modifier ou annuler les décisions prises par ses adversaires alors qu'il était minoritaire. Il a même insisté pour dire qu'il n'agirait ni par vengeance ni par colère.

Pour l'instant, aucune autre proposition pour modifier des nominations politiques n'est prévue à l'ordre du jour du conseil municipal de ce soir.




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